A vous lire #26 Camille mon envolée, le deuil d’une mère

 

Hello !! Je suis moins présente sur le blog en ce moment mais je suis toujours là ! On se retrouve aujourd’hui pour une chronique lecture. Il s’agit d’un livre un peu spécial, pour ne pas dire très particulier. Ce n’est pas un roman mais un témoignage. J’en avais plusieurs dans ma PAL, et j’en ai d’ailleurs lu pas mal ces dernières semaines. Pour l’article d’aujourd’hui, il s’agira de Camille mon envolée de Sophie Daull.

 

En quelques mots

Dans les semaines qui ont suivi la mort de sa fille Camille, 16 ans, emportée une veille de Noël après quatre jours d’une fièvre sidérante, Sophie Daull a commencé à écrire. 
Écrire pour ne pas oublier Camille, son regard « franc, droit, lumineux », les moments de complicité, les engueulades, les fous rires; l’après, le vide, l’organisation des adieux, les ados qu’il faut consoler, les autres dont les gestes apaisent… Écrire pour rester debout, pour vivre quelques heures chaque jour en compagnie de l’enfant disparue, pour endiguer le raz de marée des pensées menaçantes.

Dans les presque 200 pages de ce témoignage, Sophie Daull nous raconte donc comment elle a perdu sa fille, en quelques jours. C’est une alternance de récits au passé (ces 4 jours avant Noël et les quelques jours qui ont suivi) et de récits de la vie qui continue. Parce qu’on comprend très vite que c’est tout l’enjeu de ce livre. L’auteur écrit pour se souvenir, pour aller mieux, pour continuer à vivre. Elle rend hommage à sa fille. C’est comme une catharsis. 

 

 

Mon avis

Je dois avouer que cette lecture m’a déstabilisée. Ce n’est pas tant le récit en lui même mais l’effet qu’il a produit sur moi. Ce témoignage m’a touchée parce qu’on ne peut pas rester insensible face à une telle tragédie. On se dit forcément à un moment ou un autre que ça pourrait nous arriver aussi, toucher l’un de nos proches. Pourtant, je m’attendais à une tempête d’émotions. Je suis une madeleine, très émotive, je pleure facilement. Et pourtant en lisant l’histoire de Camille, pas une larme. Je crois que cette histoire est tellement dramatique que je n’ai pas réussis à me projeter, à être emportée et à vivre les émotions.

J’ai eu besoin d’y réfléchir pour comprendre la raison de cette absence. Le récit commence tout de suite, immédiatement. Il n’y a pas vraiment de mise en situation, on ne connait pas Camille quand le mal la frappe. Je crois que je n’ai pas eu le temps de m’attacher à elle. Qui plus est, ce qui lui arrive semble irréel. C’est d’une telle violence, on est tellement démuni, que l’esprit en a du mal à réaliser. Autre point, l’auteur reste très factuel. Ce sont des descriptions, on repasse le film de l’histoire. Mais Sophie Daull nous parle très peu de ses émotions, de ses pensées profondes. C’est peut-être aussi ça explique l’effet de ce livre sur moi. 

 

 

Violent. C’est un des mots qui caractérise le témoignage de Sophie. Violent dans le contenu mais si doux dans le choix des mots. C’est pour moi une prouesse que l’auteur a réussi là. Les souvenirs de Camille sont plein de vie, joyeux, représentatifs de cette jeune fille de 16 ans. Ca contraste d’autant plus fortement avec la fin de sa vie si précoce. L’auteur parvient même à faire apparaître l’humour au fil des pages. 

Néanmoins, je ne parlerai pas de quelque chose qui a manqué, de points à améliorer ou autre. Il s’agit d’un récit bien trop personnel. D’une certaine façon, l’auteur a écrit pour elle et non pour le lecteur. Dès lors qu’on décide de lire un livre comme celui-ci, on le prend comme il est. 

 

 

 

 

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