A vous lire #20 La tristesse des éléphants de Jodi Picoult

 

C’est la 20e chronique sur le blog ! Mine de rien, ça commence à faire un certain nombre. Ce sont autant de jolies découvertes, de romans qui m’ont un peu déçue mais surtout de lectures partagées avec vous. Pour cette nouvelle chronique, je vous parle d’un roman qui figure dans ma PAL depuis un bon moment et que j’avais vraiment hâte de lire : La tristesse des éléphants de Jodi Picoult.  

 

En quelques mots

La mère de Jenna, Alice, a disparu lorsque celle-ci n’avait que trois ans. Aujourd’hui, elle en a treize et est bien décidée à retrouver sa trace. Elle n’a qu’une certitude : jamais sa mère ne l’aurait abandonnée. Jenna se met à relire le journal de bord d’Alice, une scientifique qui étudiait le deuil chez les éléphants. Pour progresser dans sa quête, elle s’adjoint les services de Serenity Jones, une voyante qui prétend être en lien avec l’au-delà, et de Virgil Stanhope, l’inspecteur qui avait suivi l’enquête à l’époque. 

 

Le roman raconte donc la quête de Jenna, aidée de Serenity et Virgil. Ils remettent les pièces les unes par rapport aux autres pour percer le mystère et découvrir ce qui s’est vraiment passé le jour où Jenna et sa mère Alice ont été séparées. Ce périple permettra à chacun de se remettre en question et de reprendre un peu le contrôle de sa vie. 

 

 

Et dans ces mots

Dans La tristesse des éléphants, Jodi Picoult nous parle du deuil, de la place du souvenir et donc nécessairement de la mémoire. On y lit la tristesse d’avoir perdu un être cher, d’être dans l’ignorance de ce qu’il est devenu. Le manque au quotidien et le fait de ne pas savoir sont autant de frein pour faire son deuil et avancer sereinement. Au delà d’un simple récit et du deuil de Jenna, il y a de nombreux parallèles entre les observations de la scientifique et l’expérience de la jeune fille. Plus que des observations sur les éléphants, ce sont autant de briques qui contribuent à ériger le dénouement de l’intrigue. 

Le paranormal a une place assez importante dans le roman. Personnellement, je suis très cartésienne et mon esprit n’accroche pas trop avec ce genre de théories. Malgré tout, l’approche du roman est assez pragmatique et donne envie d’y croire. On a envie que Serenity la voyante parvienne à entrer en contact, à donner des réponses à Jenna. On voudrait qu’elle la libère de sa tristesse, des ses questions et de ses doutes.

Le roman est aussi un plaidoyer pour la cause des éléphants. On apprend à connaitre ce gigantesque mammifère, on découvre le fonctionnement de leur mémoire et leur gestion des émotions. C’est fascinant d’apprendre tout cela sur ces animaux un peu magiques. Les explications sont distillées au fil du récit, elles en font partie et l’agrémente. D’une certaine façon, elles font aussi avancer le récit.

 

 

Ce roman est aussi une enquête. Il y a du suspens, l’attente d’un dénouement. Il y a un véritable enjeu, une intrigue très forte. On envisage toute les possibilités, on se retourne le cerveau pour essayer de démêler le fil. Et puis d’un coup, le récit bascule et on ne comprend plus rien. On essaie de raisonner de nouveau, de reprendre les éléments les uns après les autres pour arriver à la conclusion. Mais on est paumé. Et d’un coup, tout bascule encore. Et tout s’éclaire. Le dénouement se dessine dans les 30 dernières pages du roman. La fin est une vraie claque. L’auteur amène un revirement de situation d’une main de maître, bourré d’émotions et de mots particulièrement justes.

 

Mon avis

J’avais énormément entendu parler de ce roman. Le titre m’avait interpellée et il m’avait donné envie de le lire. Le résumé avait achevé de me convaincre. La plupart des chroniques étaient dithyrambiques. Donc forcément, j’avais de très grosses attentes pour ce roman. 

J’ai été assez partagée dans ma lecture mais je ne regrette absolument pas de l’avoir lu. L’histoire est très belle et très bien écrite. Les choix de narration m’ont un peu déstabilisée. Jodi Picoult a fait le choix d’alterner les points de vue entre les personnages. C’est donc un peu difficile de rentrer dans le récit puisqu’on change sans arrêt de point de vue et d’époque. On accroche assez facilement avec les personnages mais l’alternance de narrateur brouille un peu la lecture, la rend plus difficile, fait parfois piétiner l’intrigue. Qui plus est, les pronoms sont parfois un peu confus et on ne sait pas toujours qui ils désignent. 

 

 

Au delà de ça, j’ai trouvé l’histoire très bien amenée et la fin est vraiment marquante. Elle bouscule le lecteur et l’oblige à se repasser l’ensemble du roman. L’intrigue est d’ailleurs suffisamment complexe pour pouvoir relire le roman plusieurs fois je pense. Les personnages sont attachants et ont chacun une personnalité bien définie. L’environnement de l’histoire est unique pour moi. Tout ce qu’on apprend sur les éléphants apporte un vrai plus à l’histoire et j’ai adoré lire ces explications. 

Je ne peux pas parler de coup de coeur. Mais ce roman m’a touchée et c’est une lecture qui marque.

 

 

 

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