A vous lire #18 Au pays du nuage blanc, un coup de coeur

 

Aujourd’hui, je reviens pour vous présenter un de mes coups de coeur lecture de ces derniers mois. Après avoir enchaîné les déceptions avec des lectures très moyennes voire même des lectures que j’ai laissé tomber, ça a été un bonheur ! Le pays du nuage blanc de Sarah Lark m’a permis de terminer 2017 en compagnie d’un superbe roman.

 

En quelques mots

«Église anglicane de Christchurch (Nouvelle-Zélande) recherche jeunes femmes honorables pour contracter mariage avec messieurs de notre paroisse bénéficiant tous d’une réputation irréprochable.»

Londres, 1852. Hélène, préceptrice, décide de répondre à cette annonce et de tenter l’aventure. Sur le bateau qui la mène au Pays du nuage blanc, elle fait la connaissance de Gwyneira, une aristocrate désargentée promise à l’héritier d’un magnat de la laine. Ni l’une ni l’autre ne connaissent leur futur époux.

Dans Le pays du nuage blanc, on suit donc deux jeunes femmes d’à peine 18 ans. Chacune rêve de la même chose : une nouvelle vie, remplie des promesses de la Nouvelle Zélande. Elles arrivent donc au pays Maori avec leurs idéaux et surtout leur ignorance. Leur amitié leur sera une arme précieuse pour surmonter les épreuves qui vont se présenter à elles. On suit leur quotidien, bien différent pour l’une et pour l’autre.

 

Et dans ces mots

C’est difficile de résumer en quelques mots les 700 pages de ce roman.

 

 

Le pays du nuage blanc est avant tout un très beau tableau de la Nouvelle Zélande du 19e siècle. Les descriptions sont fidèles et on sent que l’auteur est bien documentée, qu’elle connait son sujet. Les paysages s’imposent à vous sans qu’aucun effort ne soit nécessaire et on se retrouve transporté de l’autre côté du globe. C’est aussi un tableau social. On découvre, parfois avec stupeur les contraintes de l’époque. La position de la femme dans la société anglaise à l’époque est quelque chose qu’on connait. Pourtant, on découvre parfois au fil des pages des détails et des anecdotes qui sont d’autant plus glaçants qu’on les sait réalistes.

Au delà de dépeindre la position de la femme, Le pays du nuage blanc est l’histoire de deux femmes. Gwyneira et Hélène sont les deux héroïnes et on aime les suivre dès les premières lignes. Gwyeneira, c’est une jeune fille pleine de feu, vibrante et surtout têtue ! Elle ne se laisse pas faire et elle illustre parfaitement la fougue de la jeunesse. J’ai tout de suite aimé sa personnalité qui refuse de se laisser faire et de se plier aux convenances sans rien dire. Elle est exaltante et elle donne envie de partir à l’aventure. Hélène est plus calme, plus sur la réserve. C’est la jeune femme docile qui s’applique à faire ce qu’on attend d’elle et qui suit les règles implicites. Mais sous ces apparences se cache un grand coeur, une énorme capacité de résilience et une grande intelligence. On tremble pour elles et on dévore les pages pour savoir ce qui va leur arriver.

Il y a un autre personnage clé dans le roman, un homme cette fois-ci. Il représente le chevalier servant, le protecteur. Il assure une présence et une protection discrète. Il va aussi être le protagoniste d’une vibrante histoire d’amour. C’est l’homme rêvé, le fantasme de beaucoup de femmes. On le rêve, on l’imagine, on voudrait se battre pour lui, pour le défendre. C’est assez surprenant parce qu’avec le recul, je me rends compte que l’auteur parle peu des émotions. Pourtant, on les ressent à chaque ligne et on n’a aucun mal à s’imprégner de l’ambiance.

 

 

Mon avis

Je pense que vous avez compris que ce roman est un énorme coup de coeur. Qu’il s’agisse de l’histoire ou des personnages, je suis tombée sous le charme dès les premières lignes. C’est une belle façon de découvrir une autre région du monde et surtout une tranche d’histoire.

J’ai adoré suivre Gwyn, Hélène et James pendant les 700 pages du roman. J’ai souffert avec eux, j’aurai voulu les aider ou changer le dénouement de l’histoire pour eux. L’auteur aurait cependant peut-être plus développer ou du moins exprimer la psychologie des personnages. On voit leurs actions et leur réactions mais il est difficile parfois de suivre le cheminement de leur esprit.

J’ai été effrayée par moment de constater ce que pouvait être la condition des femmes à l’époque. Comme je le disais, on a beau savoir qu’elles dépendaient des hommes pour tout, qu’elles devaient tenir leur rang ou autre, il y a parfois des scènes dures et cruelles. Ceci dit, en l’écrivant, je me dis que ce n’est pas qu’une question d’époque. Certaines femmes vivent encore ça aujourd’hui même si les réactions sont différentes.

 

 

Ce roman m’a totalement transportée. J’ai vu ces grands espaces, ces chiens de berger, ces moutons et ces chevaux. Moi qui n’aime pas les descriptions, celles-ci m’ont emportée avec elles. Elles contribuent à l’ambiance, il n’y a pas un mot de trop, chaque phrase est choisie, justifiée, nécessaire. La plume est juste comme je les aime.

J’ai lu les deux tomes suivant que j’ai beaucoup aimé aussi même s’ils sont un peu moins intenses que le 1er. Mais de très belles heures passées avec cette épique trilogie.

 

Et vous, vous l’avez lu ? Vous avez aimé ?

 

 

 

 

 

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