A vous lire #16 Les intéressants : une lecture en demie-teinte

 

Ce livre, c’est un peu un miracle que vous ayez la chronique… Ca faisait un moment que je l’avais dans ma PAL. Le résumé m’avait fait très envie. J’ai commencé à lire. Et puis… Et puis c’est le drame ! Obligée de m’accrocher comme pas possible. Mais je n’aime pas arrêter un livre en cours de route. Alors j’ai persévéré et aujourd’hui, avec un peu de recul, je vous livre mon avis sur Les intéressants de Meg Woliter.

 

En quelques mots

 

En 1974, Julie passe son été à Spirit-in-the-Wood, une colonie de vacances. Elle y rencontre un groupe de cinq adolescents qui se sont baptisés « les Intéressants » : Ethan, un surdoué des films d’animation ; Goodman et sa sœur Ash, jeunes New-Yorkais bien nés ; Jonah, le fils d’une célèbre chanteuse folk, icône de la contre-culture, et enfin Cathy, qui rêve de devenir danseuse. Le roman suit leur vie pendant quarante ans.

 

 

Dans Les intéressants, on suit un groupe de cinq ados. On vit avec leur rencontre dans un camp de vacances. De là part une amitié peu ordinaire, à leur image. Les années passent, les liens se font et se défont. Ils grandissent, évoluent, deviennent adultes. La vie leur joue des tours. Et au milieu de tout ça, il reste ce fil conducteur, cette amitié née à 16 ans. C’est le genre d’amitié qui endure tout. 

 

Et dans ces mots

Les intéressants, c’est sans surprise un roman sur l’amitié. C’est quelque chose qui m’a tout de même touchée parce que c’est la vraie amitié, désintéressée (sans mauvais jeu de mots…). C’est ce lien qui se crée entre deux personnes sans but particulier, juste l’affection qu’on porte à quelqu’un. Juste parce que ça fait du bien. Dans cette histoire, les personnages sont banals voire même un peu médiocres. Et pourtant, ils s’aiment, ils sont importants les uns pour les autres. Cette amitié va leur devenir indispensable. Elle va devenir une part importante de leur vie. La relation évolue avec eux, avec leur vie. Elle représente un pilier dans les moments difficiles. 

Il y a aussi des histoires d’amour entre les personnages. On explore toute la gamme des nuances de l’amour : amitié amoureuse, passion, amour parental, fraternel, amour calme et rassurant. Chaque relation est différente et chacune apporte quelque chose de différent. C’est rassurant d’une certaine façon de voir qu’il n’y pas qu’un seul amour. Et surtout, ça fait réfléchir sur ses propres histoires d’amour je trouve. 

Au fond, ce roman, c’est la vie. Il parle d’amitié et d’amour mais il parle aussi de la mort, du deuil, du handicap, de la maladie, des rêves d’enfant qui se réalisent ou qui au contraire ne doivent rester que des rêves. Il y a une place importante accordée à l’argent, à son impact sur nos relations, sur son importance dans nos vies. C’est la vraie vie, sans fard et sans tambour. Juste la vie, comme vous et moi on pourrait la rencontrer au quotidien. Peut-être que c’est là dedans qu’on s’identifie le plus aux personnages au final. 

 

 

Mon avis

Comme je l’ai dis en début de chronique, je ne pensais pas le finir, et ce pour plusieurs raisons. 

De manière générale, le style m’a déplu. Et forcément, ça freine dans une lecture. La plume n’est pas très légère, avec des descriptions qui m’ont dérangées. Elles sont parfois un peu crues, brutes de décoffrage. Il y a beaucoup de détails qui sont à mon sens sans intérêt et qui n’apportent pas grand chose au récit. Et surtout, la chronologie est sans logique. Il y a de nombreux sauts dans le temps, pour essayer de clarifier le récit. Mais j’ai trouvé ça plus confusant qu’autre chose. C’aurait été préférable de suivre tout bêtement le temps, surtout dans une histoire comme celui-ci. 

Autre point qui m’a dérangée, il n’y a pas d’intrigue au sens propre. Ce roman est tout simplement l’histoire de ces adolescents qui deviennent adultes au fil des pages. Mais j’ai attendu qu’il se passe quelque chose, une surprise, un basculement dans l’histoire. Il m’a fallut une bonne centaine de pages pour réaliser que ça n’arriverait pas. Le récit n’est pas spécialement palpitant et les différents sauts chronologiques n’aident pas à entretenir un suspens. 

 

 

Les personnages en tant que tels ne sont pas du tout attachants. Ils sont décrits de manière un peu repoussante, les descriptions ne sont jamais flatteuses, ils sont plutôt antipathiques. On les présente surtout comme des gens avec des défauts, qui se plaignent souvent. Ils sont physiquement peu attirants. Bref, des gens à qui on a du mal à s’attacher, pour qui on éprouve pas spécialement d’émotions. 

En définitive, la thématique est intéressante et je pense qu’il y avait vraiment quelque chose à faire. Mais c’est mal exploité. La façon dont c’est écrit en donne une histoire sans grand intérêt et sans réelle émotion. Certains accrocheront peut-être aux messages qui sont distillés et à la morale de l’histoire. Certains avis sont très bons mais le mien reste mitigé. Je me suis forcée à finir ce roman et je reste déçue et sur ma faim. J’attendais plus et autre chose. 

Et vous, vous l’avez lu ? Si oui, je suis curieuse d’avoir votre avis !

 

 

 

2 commentaires pour “A vous lire #16 Les intéressants : une lecture en demie-teinte

  1. Je ne l’ai pas lu, mais c’est dommage car en lisant ton résumé au début, je pense que ça aurait pu me plaire si je l’avais vu dans une boutique. Récemment il m’est arrivé la même chose avec un autre bouquin, le résumé me tentait trop, les premières pages aussi, puis en fait c’était vraiment nul. Je n’ai même pas eu le cœur de le finir, j’ai du mal à me forcer en lecture…

    1. C’était quoi comme livre ?
      Après il s’agit simplement de mes goûts hein ! Peut-être qu’à toi il te plairait !

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