Burn out : quand tout va trop loin et que le corps dit stop

 

Je n’en ai pas parlé quand c’est arrivé. Que ce soit ici ou sur les réseaux sociaux, je n’ai rien dit sur ce qui s’est passé. Je crois que j’avais besoin de parler de choses plus légères ou du moins d’autres choses. Sûrement pour prendre du recul et peut-être aussi parce qu’en parler rend les choses plus réelles. Maintenant que quelques jours sont passés, que je suis retournée travailler, que j’y vois un peu plus clair, j’avais besoin d’écrire à propos de tout ça. Ce que j’ai ressenti, comment j’aurais pu l’éviter, et puis aussi ces choses qu’on ne sait pas à propos du burn out. 

 

Ce burn out qu’on ne voit pas venir

Avant toute chose, le burn out qu’est ce que c’est ? C’est un peu le mal de la décennie, ce mot qu’on entend partout, tout le monde en diagnostique à tout le monde. Selon le Larousse c’est un « syndrome d’épuisement professionnel caractérisé par une fatigue physique et psychique intense, générée par des sentiments d’impuissance et de désespoir ». Voilà voilà. Rien de très joyeux donc. Ca, c’est la théorie, mais dans la pratique ça donne quoi ?

Je vous avais déjà parlé ici et , de mon boulot et de cette situation qui me pèse. Ça fait déjà plusieurs mois que je ne m’épanouie plus dans mon job, du fait que ça me prend la tête et que je me pose beaucoup de questions. J’ai conscience de ça depuis maintenant plusieurs mois et les événements survenus depuis juin n’ont fait que renforcer mes sentiments. Seulement, je pensais contrôler tout ça. J’ai une vision très précise de mon plan d’action pour mettre fin à tout ça. Mais ça suppose de patienter encore quelques mois. Je pensais qu’il suffisait que je prenne sur moi, que j’attende que le temps passe jusqu’à l’instant T. A mon sens, c’était faisable. Sauf que je me trompais.

 

 

Ce moment qui a fait tilt 

Il y a maintenant presque deux mois, j’ai vu mon psychiatre. Quand je suis entrée dans son cabinet pour notre séance habituelle, il a eu ces mots qui m’ont marquée : « Avant qu’on commence, est-ce que tout va bien ? Quand je suis venu vous chercher, j’ai vu quelque chose sur votre visage. Une émotion très forte, plutôt négative, comme de la colère ou de la tristesse ». Il est perspicace le bougre. Sur le coup, j’ai dis que non, que tout allait bien. Je n’avais pas le sentiment d’avoir ressenti quelque chose de particulier. Et puis au fil de la séance, j’en suis arrivée à lui dire que je n’avais pas eu trop la tête aux choses qu’on travaille habituellement. Parce que j’avais l’esprit préoccupé par mon boulot. Parce que j’avais eu une dispute assez violente avec mon boss. Cet accrochage avait laissé des traces. On a parlé de ça, du boulot. Il connait ma situation, il a déjà eu des compte-rendus des incidents qui ont pu se produire. 

A l’issue de cette séance, il m’a demandé si je voulais m’arrêter. Si j’avais besoin d’un moment pour souffler, il n’y voyait pas d’inconvénient. Il m’a proposé un arrêt de travail que j’ai refusé. Il a précisé qu’il me l’avait déjà proposé et qu’à l’époque j’avais refusé mais que je pouvais changer d’avis. Pour tout vous dire, je n’ai aucun souvenir de ces propositions. Je suis sortie de là bouleversée. Je ne pensais pas du tout en être là, pour moi, il n’y avait rien d’insurmontable dans ce que je vivais au quotidien. Il suffisait de prendre sur moi. Ok parfois c’était dur mais le lendemain, j’étais toujours vivante. Donc il suffisait de mettre un pied devant l’autre. Je ne me sentais pas du tout concernée par le burn out. 

 

 

Je me suis voilée la face. Comme je le disais ici, c’est un peu ma spécialité. Je ne me suis pas écoutée, j’ai refoulé tout ça, je l’ai soigneusement mis dans un coin de ma tête. J’avais cette petite voix qui me disait « tu sais que ça te gonfle au plus au point mais tu ne peux rien y faire pour le moment donc n’y pense pas ». Et vous savez ce qui se passe quand on ne s’écoute pas ? Et bien votre corps et votre esprit trouvent un autre moyen pour vous faire comprendre les choses.

 

Quand le burn out vous explose à la figure

Et puis les semaines qui ont suivi, je me suis rendue compte de certaines choses. J’étais fatiguée depuis un moment, depuis la rentrée en fait. J’ai commencé à avoir des nausées tous les soirs en rentrant chez moi. Puis les brûlures d’estomac sont apparues, alors que je n’en n’avais jamais eu. Les maux de crânes et les maux de ventre se sont ajoutés. Et puis ce fut le tour d’une sensation d’essoufflement, comme si j’avais sans arrêt le souffle court, sans effort physique. Et pour achever le tout, mon cycle qui est régulier au jour près depuis 11 ans s’est décalé d’une semaine. Une semaine jour pour jour, symbolique. Comme pour me dire « il t’en faut encore ou tu as compris cette fois? ». Mon corps était en train de me dire merde. 

A cela se sont ajoutés les aspects psychologiques : cynisme, angoisses récurrentes, colère, découragement, incapacité à se concentrer, imperméable aux émotions, démotivation, réactions subites et violentes. Je n’avais pas le souvenir d’avoir reçu une bonne nouvelle depuis très longtemps. Quand je recevais une mauvaise nouvelle au boulot, ça me glissait dessus. J’étais contrariée à peine 5 minutes et puis ça disparaissait. Je m’en foutais complètement. Je n’avais plus envie de m’investir dans les projets de mes clients, tous leurs « problèmes » me paraissaient futiles. J’étais constamment en colère, je ressassais sur mon boulot, le management, le fonctionnement du métier du matin au soir. Le matin, à la minute où j’étais pleinement éveillée, je m’imaginais des conversations avec mon management dans lesquelles j’aurais hurlé toute ma rage. Ouai, je perdais un peu la boule…

 

 

Pourquoi je ne l’ai pas vu venir  ?

La première réponse évidente qui me vient à l’esprit c’est parce que je n’ai pas voulu le voir. Il y a des nombreuses raisons à ça, mais la principale, ce sont mes idéaux exigeants. Je ne voulais pas lâcher le morceau. Pour moi, le burn out, c’était synonyme de faiblesse. Ca voulait dire que j’avais échoué, que je n’avais pas tenu le coup. Mes collègues arrivent à continuer mais pas moi donc ça veut dire que je suis moins bonne qu’eux, moins forte. Je fais un métier stressant et exigeant, où on est un peu malmenés parfois. Et je ne voulais pas être celle qui n’y arriverait pas. J’avais peur qu’on me juge moins bonne et moins performante que les autres. 

Autre raison, c’est tout simplement que je ne me sentais pas légitime. J’ai mis du temps à le comprendre. Quand vous regardez les causes du burn out, il y a des choses qui reviennent très souvent : forte charge de travail, impossibilité de couper avec le travail, forte pression, objectifs impossibles à atteindre, … Or, je ne me sentais pas concernée par tout ça. Après tout, je fais 9h/18h la plupart du temps, je n’ai pas de chiffre d’affaires à réaliser et je ne rapporte jamais de travail chez moi le soir ou le week-end. Donc de quel droit je ferais un burn out ? C’est là où c’est vicieux. 

 

Les causes du burn out

Je ne vais pas vous faire un cours de psychologie. Mais on sait tous que le burn out est lié au travail. C’est la différence avec une dépression passagère. L’un peut amener l’autre et inversement. On parle aussi d’épuisement professionnel. 

 

 

Chaque burn out est différent, tout comme chaque individu est différent. Il faut savoir qu’au delà du travail qui est la cause principale, il y a plusieurs causes secondaires. On parle notamment de causes de l’environnement professionnel, mais aussi des causes individuelles. L’environnement professionnel regroupe votre entreprise, votre job, vos missions, vos collègues, l’ambiance de travail, le management… Bref, tout ce qui est commun à l’ensemble de vos collègues disons. C’est ce qui va être propre à une entreprise. 

Les causes individuelles, c’est votre propre rapport au travail. C’est vous, votre personnalité, votre identité et votre caractère. Le fait de savoir déléguer, de prendre son travail plus ou moins à coeur, d’avoir une grande exigence envers soi-même, … Ça passe aussi par l’exigence qu’on a envers soi même, le fait d’idéaliser les choses, la confiance en soi ou la gestion des émotions. Si vous suivez le blog depuis un moment, vous devez me voir venir. Si on prend les causes individuelles, 80% d’entre elles me concernent. Je suis prédisposée au burn out. Voilà c’est dit. 

 

Et maintenant on fait quoi ?

C’est là que commence le travail le plus difficile. Celui qui consiste à surmonter le burn out, à passer « outre ». Savoir d’où il vient et pourquoi est un premier pas. Savoir que mon hypersensibilité émotionnelle (toujours là celle là…) est un facteur important. Je dois apprendre à la maîtriser pour espérer m’épanouir professionnellement. Mais au delà de ça, comme l’a souligné mon psychiatre, je ne suis pas la seule responsable. Je travaille dans une entreprise qui a des dysfonctionnements au niveau de son management et de son organisation. Pour certains, c’est mineur et ils arrivent à faire avec. Mais dans mon cas, ces dysfonctionnements appuient précisément sur mes points sensibles (et non points faibles). D’où le fait que je n’y arrive plus contrairement à mes collègues. 

 

 

Le premier pas c’est d’admettre que j’ai le droit de craquer, que c’est normal dans ces conditions. Que mon entreprise n’a pas entendu et réagit quand j’ai tiré la sonnette d’alarme. Ensuite, clairement, il faut que ça sorte. Bon, on ne va pas se le cacher, j’ai pleuré. Beaucoup. Pendant ce mois où j’ai réfléchis avant d’accepter l’arrêt maladie, pendant toute la séance où mon psy m’a fait mon arrêt, pendant les premiers jours qui ont suivis. Avec le temps, j’ai su mettre des mots sur ma colère, sur ma peur, sur ma déception, ma tristesse. Le travail n’est pas terminé mais j’avance. Rien que de pouvoir en parler aussi ouvertement que je le fais ici, c’est un progrès.  Aujourd’hui, je peux le dire : j’ai fais un burn out. A 26 ans. Et je n’ai pas à en avoir honte. 

En conclusion, je n’aurai qu’une chose à vous dire : écoutez vous. Le burn out n’est ni une honte, ni une fatalité. Certains y sont prédisposés, d’autres seront moins concernés. Mais dans tous les cas, écoutez vous. Votre corps vous le fera savoir si vous essayez de noyer la chose. Ne vous dites pas que vous n’êtes pas concerné. Il n’y a pas que les traders qui gèrent des millions d’euros et qui bossent 80h par semaine qui risquent quelque chose. Et surtout, n’oubliez pas qu’un travail ne devrait pas porter atteinte à votre bien-être et à votre santé.

Un travail reste un travail. Il ne définit pas qui vous êtes. 

20 commentaires pour “Burn out : quand tout va trop loin et que le corps dit stop

  1. Je suis tombée par hasard sur ton article, et j’avoue que je me suis revue il y a environ 2 ans… Je ne sais pas si on peut parler de burn out dans mon cas, car je n’ai pas arrêté de travailler, mais à un certain moment, j’ai accepté l’idée de pouvoir aller chez mon médecin et de lui dire « stop, je n’en peux plus, j’ai besoin de faire une pause ». Et 2 mois plus tard, je donnais ma démission…
    Quand je suis sortie du bureau de Poste juste après avoir posté ma lettre de démission, c’est comme si je pouvais respirer à nouveau, comme si ce « poids » qui m’oppressait sur tout mon corps était parti avec cette lettre. (Quand je repense à tous ces signaux envoyés par mon corps et mon organisme…)

    Aujourd’hui, je vais beaucoup mieux, et j’ai une certaine fierté envers moi même d’avoir réussie à enlever mes œillères et me dire « stop, ça ne va plus, il faut que tu fasses quelque chose pour t’en sortir ».

    Ta derniere phrase Azylis résume tout : Un travail reste un travail. Il ne définit pas qui vous êtes.
    Merci pour cet article et d’avoir des mots sur cette situation.

    Si j’ai un conseil à donner, c’est de ne pas avoir peur. Peur de demander de l’aide. Peur de ce qui va se passer si je m’arrête… Vis-à-vis de mes supérieurs, de mes collègues, de mes amis, de ma famille… Comment vais-je payer mes factures à la fin du mois ? Si votre corps tire la sonnette d’alarme, alors stop, essayez de comprendre ce qui ne va pas, même si ça veut dire s’arrêter de travailler ou en parler à quelqu’un.

    Une personne bienveillante m’a dit un jour que c’est comme à la piscine. Il n’y a aucune honte à demander à un maitre nageur de nous apprendre à nager ; et il est beaucoup plus facile de rattraper quelqu’un qui commence à boire la tasse que d’aller la chercher au fond à 3 mètres de profondeur.

    1. T’a comparaison avec la piscine dit tout!
      Et il n’y a pas besoin d’être arrêtée pour faire un burn out. Le burn out c’est un épuisement professionnel. Un arrêt de travail c’est une des solutions qui permet de sortir la tête de l’eau!

  2. Bonsoir,

    Ma première fois ici. Très bon article.
    Je me reconnais bien dans vos écrits. J’ai souffert d’un burn out sévère en 2015 jusqu’à fin 2016. J’étais à mon propre compte mais j’avais une pression de dingue, je travaillais énormément, je n’aimais plus mon travail… mon corps a lâché et mon esprit aussi je crois.
    Aujourd’hui tout va très bien. J’ai changé de job et je prends du temps pour moi.
    Il est vrai que notre corps nous envoie des signaux que l’on ne veut pas toujours écouter.
    J’espère sincèrement que vous allez mieux aujourd’hui.

    1. J’ai la chance d’avoir un psychiatre qui a su voir les premiers signes et qui m’arrêtée tout de suite. Et puis comme évoqué dans mon article bilan de 2017, 2018 s’annonce comme une libération donc ça aide beaucoup à remonter la pente! 🙂

  3. Merci pour ton billet. Cela fait du bien, car j’ai l’impression d’être sur la mauvaise pente depuis quelques mois… Je vais essayer de redresser la barre.

    1. A toi de te poser les bonnes questions et de prendre le recul nécessaire pour savoir où tu en es et jusqu’où tu peux aller. Si tu veux en parler en privé, n’hesites pas 😊

    1. Les entreprises françaises n’ont pas encore compris que le bien être au travail n’est pas qu’une lubie. Et qu’il ne suffit pas d’un babyfoot et d’une machine à café ppur que les gens soient heureux de venir travailler.

  4. J’aime beaucoup ta phrase de conclusion… et aussi le passage concernant la légitimité… Mon conseil ? accepter de s’écouter, d’écouter son corps et être bienveillant avec soi comme on le serait avec un ami. Pourquoi je me permets ce conseil alors qu’on ne se connait pas ? Parce que je suis en arrêt maladie depuis plus d’un an. Diagnostiquée Dépression sévère et burn out sévère… Et je ne suis pas trader non plus 😉 Je commence seulement à reprendre vie, à avancer, lentement… mais les premiers mois ont été très difficiles. Une des choses les plus dures à mon sens : faire face à l’incompréhension… le burn out est mis à toutes les sauces et on oublie que, derrière, il y a de vrais gens avec une vraie souffrance…
    Merci pour ce billet !

    1. Je ne suis pas descendue si « bas » que toi heureusement. Ça doit vraiment être très dur. Pour ma part c’était léger, mon médecin a su dire stop avant.
      Effectivement tout le monde parle du burn out mais quand on en souffre c’est différent.. .

  5. Je vois très bien (trop bien) de quoi tu veux parler.
    Mon mari a fait un burn out il y a quelques années et je pense que sans moi il n’en aurait pas prit conscience seul…car comme tu dis, bien souvent, on se voile la face et on ne peut voir ce qui se passe.
    Ensuite, c’est moi qui en ai fait un avec mon job aux Etats Unis….et là encore, j’ai moi aussi voulu croire que ce n’en était pas un, que je pouvais faire face, que c’était seulement une grande lassitude dû à un boulot qui me bouffait la vie…sauf que mon corps me rappelait sans cesse que ça n’allait pas. Dans un pays connu pour sa malbouffe et où tu peux t’attendre à grossir je faisais tout l’inverse. A la fin, j’étais tellement mince (pour ne pas dire maigre) que je ne me reconnaissais plus et avais du mal à me regarder dans le miroir et me dire que c’était moi… D’ailleurs j’ai encore du mal à en parler…
    Bon courage pour remonter la pente, mais le fait d’en parler et déjà un bon exutoire !
    Passe un joyeux Noël 😉

    1. En parler est important. Mais je crois que le 1er vrai pas en avant, c’est la prise de conscience. Il n’y a que quand c’est fait qu’on peut avzncer.

  6. Je connais bien ce que tu décris : j’étais en plein dedans avant de tomber enceinte (ça m’a sauvé !)
    Et le corps qui parle pour toi, je connais aussi ça tres (trop) bien… j’arrive maintenant tres bien à repérer les gens en burn out; et il y en a pas mal selon moi… et tres peu qui l’acceptent 🙁
    Mais comme tu le soulignes il ne faut pas en avoir honte ni prendre ça pour une marque de faiblesse. Nous vivons dans une société ou la performance en tout point est un idéal à atteindre; il ne faut pas s’étonner que tant de gens « petent les plombs » !
    Je crois que tu as fait le plus dur : reconnaître et admettre, puis dire stop ! Il fait du temps pour se remettre sur les rails, mais avec cette expérience tu auras aussi gagné en connaissance et confiance en toi !
    Plein de courage pour la suite, le meilleur est à venir 🙂
    Virginie

    1. Effectivement j’ai appris avec cette expérience parce que je connais mes limites et que je dirais stop avant la prochaine fois (enfin j’espère!).
      C’est marrant que tu parles de ta grossesse. Une amie a fait un burn out il y a 2 ans et depuis elle a eu une petite fille. Elle m’a dit « fais un bébé, tu vas voir comme tu vas revoir tes priorités. Ton boulot prendra moins de place. »

  7. Bonjour, je suis très touchée par ton article.
    Je retrouve tellement ce que j’ai vécu il y a peu. Je vais travailler chaque jour en me demandant ce que je fais dans cette endroit…. C’est difficile….
    Le »burn out » claque à la figure et fais de gros dégâts.
    Pour retrouver de la sérénité, des choix et décisions sont inévitables.
    J’espère que tu retrouves petit à petit sérénité et bien être.

    1. Le travail joue un rôle tellement important dans nos vies modernes qu’effectivement c’est difficile quand il perd son sens…
      Personnellement j’ai fait mes choix et je pense que ce sont les bons. J’espère que tu retrouveras toi aussi un peu de sérénité !

  8. J’ai lu ton article avec attention et bien sûr je ne sois pas dans le cas du burn out je trouve beaucoup de points communs avec ma situation de dépression et notamment cette culpabilité ressentie au début. L’impression d’être plus faible que les autres et de ne pas l’avoir pris en réelle considération plus tôt parce que je me disais qu’à moins de 30 ans je devais pouvoir surmonter ça. Mais c’est plus compliqué que ça !
    En tout cas on a le droit de craquer de temps en temps et le droit de prendre notre temps pour redevenir maître de notre vie 🙂 prends soin de toi

    1. Le burn out s’associe souvent à un syndrome dépressif, c’est pour ça que tu te retrouve je pense 😉
      L’épuisement professionnel c’est plus ou moins une dépression à cause du boulot au final.
      On n’est pas des machines et il y a des choses qu’on ne peut pas surmonter, quoi qu’on en pense.
      Parfois, craquer ça permet de réaliser qu’il y a quelque chose qui ne va pas, d’arrêter de se le cacher à soi même et d’intervenir !
      J’espère que 2018 t’aidera à aller mieux en tout cas 😉

  9. Tes mots sont durs à lire, mais en même temps tu as tellement raison de rappeler que ce n’est pas une faute! que c’est dû à une façon personnelle d’appréhender son environnement professionnel, et amplifié par les conditions de son entreprise et de son management…il ne faut effectivement surtout pas en culpabiliser, au risque d’en rajouter encore une couche. Reste à prendre le temps de souffler et d’appréhender la suite avec un regard constructif et je l’espère pour toi, plus apaisé. Bon courage!

    1. Malheureusement, ces mots difficiles ne sont que le reflet de l’expérience en elle même. Aujourd’hui, j’ai la chance d’être dans une situation qui me permet de relativiser énormément et d’être plus sereine. Les vacances vont aussi aider ! Mais sur le long terme, il y a effectivement un travail à faire pour éviter que ça ne se reproduise !

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