Tu t’es vu quand t’as bu ?! ou la place de l’alcool dans la fête

 

Les fêtes sont souvent le synonyme de bonnes bouffes et de picole. On fait la fête et on la fait bien, on ouvre une bouteille de champagne par ci, une bouteille de vin par là et puis on finit avec un petit digeo. En fait, on n’a presque même plus conscience de ce qu’on boit. Moi la première, à table j’aime bien boire un bon vin pour accompagner un repas. L’alcool joue une place dans notre gastronomie et notre tradition festive. Et il a aussi une place de choix dans nos soirées.

 

Mon histoire avec l’alcool

Avant toute chose, je voulais vous raconter ma petite histoire personnelle avec l’alcool. Je pense qu’elle joue sur la perception que j’en ai. Et je tiens aussi à préciser que j’en consomme. Je n’y suis pas totalement opposée. Je suis issue notamment d’une famille de bourguignons, autant vous dire que le vin c’est sacré… Depuis toute petite, mon père nous fait goûter du vin à table et sort une bouteille pour les occasions. J’ai mis beaucoup de temps à aimer ça mais maintenant, j’avoue apprécier un apéro, même le soir en rentrant du boulot ou un petit verre de blanc à table.  

Quand j’étais plus jeune (non pas que je sois vieille mais on se comprend), je consommais très peu d’alcool. Je sortais peu et quand je sortais, je ne buvais que peu d’alcool qu’il soit forts ou non. En boite, les rares fois où j’y allais, ou lors de soirées entre amis, je buvais parfois un verre de rhum/vodka/gin/manzana et autres alcools bidons. Mais par exemple, je n’ai jamais aimé la bière. Quand on allait boire un verre entre copine, je prenais un Nestea. Personne ne m’a vue et ne me verra avec une bière en terrasse. Cette consommation d’alcool en soirée donc, c’était surtout pour faire « comme les autres » et pour être dans l’ambiance. Jamais par plaisir ou pour l’amour du goût. Et j’y allais à pas comptés. 

 

 

Quand l’alcool prend trop de place

J’ai beau avoir fait une école de commerce (les clichés ont la vie dure), ma consommation d’alcool a longtemps été assez réduite. J’ai commencé à vraiment boire en 4e année je dirais. J’avais… 21 ans. Avant ça, c’était vraiment à la marge, si on prend la consommation moyenne. Mon Erasmus en Suède et plus tard ma relation avec un garçon ont fait remonter les seuils. C’est cette relation qui a profondément modifié mon rapport à l’alcool je crois. Jusque là, j’avais fait ma petite expérience, je m’étais laissé de temps à autre, pour faire un peu comme les autres, pour essayer. Je passais parfois pour la rabat joie de service mais je m’en foutais. L’alcool c’était à petite dose, je n’aimais pas les gens qui boivent beaucoup, trop. J’avais peur des effets de l’alcool sur le comportement des gens.

Et puis un jour j’ai rencontré ce garçon. Dès nos premières discussions, il a parlé de son amour de la fête et donc par extension de son goût pour l’alcool. J’ai fermé les yeux même si ça me gênait parce qu’il me plaisait quand même beaucoup. Notre relation en est devenue une. Première grosse soirée : il a fini ivre mort, chemise déchirée, à me demander de garder sa CB pour arrêter de dépenser. Il ne se rappelle rien de comment nous sommes rentrée chez lui à 6h30, en métro, moi en larmes, lui m’insultant à moitié. Le lendemain à 13h, il était encore alcoolisé. Ca pose les bases dirons nous. J’aurai du laisser tomber. Mais je suis restée. Et les occasions se sont répétées, pendant les 9 mois qu’ont duré notre histoire. 

 

 

Il y avait les soirées mais il y avait aussi quand on était chez lui. Ce besoin de prendre une bière, juste comme ça. De boire un verre de quelque chose. Ou de ramener une bouteille non bue en soirée. C’était régulier. Aller boire une bière avec des copains à 17h, ça finissait à 2h du mat, complètement bourré. L’alcool c’était quand il le buvait mais c’était aussi entre nous. C’était des réflexions quand je refusait de boire, comme quoi j’étais « chiante »,  » pas drôle ». Il était tout de suite plus amoureux quand je buvais. Dans ces moments là, je rentrais dans ses critères et dans son moule. Alors parfois je me forçais un peu, je faisais des « efforts » pour lui. J’ai finis par le quitter mais ce que j’ai vécu avec lui pendant ces quelques mois m’a quelque peu dégoûtée de l’alcool et surtout de l’alcool à outrance. De la picole. Et ça m’a convaincue que la vision que j’en avais avant était celle qui me correspondait. Depuis, je ne bois pratiquement plus d’alcool fort. 

 

Une anecdote parmi tant d’autres

Maintenant que vous savez ce que je pense de l’alcool, je voudrais vous raconter la petite anecdote qui m’a inspiré cet article. Il y a quelques semaines, nous avons fait une soirée avec des amis. On prend l’apéro, on dîner et puis vient le moment où l’un d’entre nous propose un jeu. Un jeu d’alcool en l’occurrence. Au début, tout se passe bien, ils jouent ça à la bière, rien de bien méchant. Puis ça passe aux alcools forts. Après quelques tours, certains se retirent, ils ont eu leur dose. Mais certains continuent et perdent beaucoup. De plus en plus. Mais ça « la fout mal de refuser de boire ». Jusqu’au moment où l’un d’entre eux a tellement bu qu’il en a perdu l’équilibre et s’est vautré. Il était tellement mal qu’on l’a installé pour dormir et que sa copine est rentrée sans lui. 

 

 

Ce soir là, c’était l’anniversaire de quelqu’un. Ses 30 ans pour être exacte. Sauf que ce soir là, petite forme, fatigue : il n’avait pas envie de boire. Je passe sur les vannes toute la soirée. Ce qui m’a surtout interpellée, c’est que sur le retour de la soirée, les garçons ne parlaient que de ça. Qu’il n’avait pas voulu boire pour son anniversaire. Qu’il n’avait pas eu envie de se retourner la tête à l’alcool. Et j’avais beau essayer de comprendre, je ne comprenais pas pourquoi ça leur tenait tant à cœur, pourquoi c’était à ce point un critère de réussite. Et aujourd’hui, je ne comprends toujours pas.

Ces deux événements lors de la soirée ont conduit à une discussion avec Monsieur. Il n’est pas du genre à avoir le coude léger en soirée. Il boit mais raisonnablement. C’est quelqu’un qui n’est jamais violent, irrespectueux, méchant ou désagréable à cause de l’alcool. Il ne boit pas sans raison. Il n’a aucun problème à prendre un coca quand on va boire un verre en terrasse. Et à table, il ne voit aucun souci à refuser de boire parce qu’il conduit. Mais pourtant, concernant cette soirée, il avait trouvé ça drôle de voir son pote se vautrer. Et il avait trouvé ça dommage que son copain ne soit pas bourré pour ses 30 ans. 

 

L’alcool, ce trésor de sociabilité

Avant toute chose, je voulais comprendre pourquoi l’alcool était systématique en soirée. Pourquoi soirée = alcool ? Pourquoi ça ne peut pas être autrement et pourquoi c’est presque gênant de dire « on fait une soirée sans alcool » ? Pour ma part, on peut bien faire la soirée au Coca, à la menthe à l’eau ou même à la tisane tilleul-verveine, ça m’est égal. Je ne pense pas que ce soit pour le goût qu’on boit. On sait tous qu’en soirée, l’alcool qu’on boit est loin d’être le meilleur. Et puis je préfère me souvenir de ma soirée et rigoler parce que c’est drôle et pas parce que je suis imbibée. Les arguments qui reviennent sont toujours les mêmes. 

Il parait qu’on s’amuse plus avec un peu d’alcool. J’ai dans l’idée que si on ne sait pas s’amuser sans alcool, il faut peut-être se poser des questions. Que font-on avec ses amis quand on ne boit pas ? On s’ennuie ? Pourquoi passe-t-on du temps avec ces gens alors ? J’apprécie mes amis sans alcool, parce qu’on passe des bons moments, parce qu’on s’amuse. On n’a pas besoin d’alcool pour ça. Alors pourquoi ajouter de l’alcool à tout ça ? Qu’est ce que ça apporte ? A mes yeux, rien.

 

 

« Ca désinhibe ». Autant dans certains contexte, je peux comprendre. Mais entre amis ? Pourquoi aurait-on besoin de se désinhiber devant ses amis ? Pourquoi y a-t-il une inhibition ? D’où vient la gêne ? A mon sens, le propre des amis c’est qu’ils vous apprécient comme vous êtes. L’humour doit être partagé, on doit pouvoir discuter librement et sans jugement. A partir de là, je n’ai pas besoin d’alcool pour passer une bonne soirée avec des gens. Ça aurait plutôt tendance à me faire faire ce que je ne veux pas faire, à dire des choses que je ne veux pas dire.   

Je le redis, je ne suis pas contre l’alcool. ce que je déplore c’est le fait qu’il devienne systématique et incontournable en soirée. En soi, il n’apporte pas grande chose, c’est rarement pour le goût. S’il masque quelque chose ou qu’il vient solutionner un problème, c’est là que le bat blesse à mon sens. L’alcool est mauvais pour la santé, on ne le dira jamais assez. En consommer oui mais de façon intelligente et réfléchie. Je déplore l’excès, le fait qu’il faille boire pour être « cool », le fait qu’on ne s’arrête pas. Aller au delà de ses limites, c’est encore pire que boire pour faire comme les autres. Et surtout je trouve ça vraiment dommage que ce soit le critère de réussite d’une soirée. 

 

Et vous ?  Buvez vous de l’alcool en soirée ? Savez-vous où sont vos limites ? Y a-t-il des choses que vous refusez ?

 

 

 

 

21 commentaires pour “Tu t’es vu quand t’as bu ?! ou la place de l’alcool dans la fête

  1. Je souhaitais intervenir à ton post! MERCI pour cet article !! VRAIMENT!!!!
    Personnellement, je n’ai JAMAIS bu, je n’ai jamais aimé le gout, et je suis à 100% d’accord avec toi que si c’est une histoire de désinhibition ce n’est pas normal!
    Alors MERCI !!!
    J’ai eu de la chance dans la plus part des cas, j’ai su m’entourer de gens qui soit comprenez très bien que je ne boive pas (comme ça ils avaient leur Sam tout désigné ) soit qui accepté de faire une soirée sans alcool, et ils ont quand mm toujours adoré nos soirées.

    Mais dans certaines discussions on se sent seule et isolée parce qu’on ne boit pas et la je me sens moins seule, donc encore MERCI !!!!

  2. Bonjour,
    Il me semble qu’on ne peut réduire la question à l’alcool ni à une approche sociologique : il faut oser aborder les rituels du devenir-autre et les analyser d’une manière anthropologique.
    Les hellénistes, depuis au moins un siècle, ont compris qu’une civilisation ne peut avoir Apollon sans Dionysos, la mesure sans la démesure, la maîtrise de soi sans moments ritualisés de dépossession de soi. Dionysos, ce sont les libations autour du vin (surtout pour les hommes), mais aussi les rituels musico-orgiaques de possession par le dieu (dont les plus spectaculaires sont féminins).
    Les ethnologues qui se sont penchés sur ces rituels les ont retrouvés dans la plupart des cultures, sous des formes différentes, avec ou sans appui de substances diverses.
    Voyez « les Maîtres fous » de Jean Rouch : les enjeux politiques des cérémonies de possession y sont remarquablement mis en avant.
    Les soirées et fêtes arrosées à l’alcool sont nos cérémonies. Il ne s’agit pas de s’amuser gentillement, mais de faire l’expérience de devenir une partie de soi que notre vie quotidienne policée nous interdit. On se saoule le samedi pour supporter d’être l’individu mesuré et raisonnable du lundi au vendredi. Il ne s’agit pas de juger en moraliste étriqué mais de comprendre une partie de notre humanité.
    On peut regretter que ces cérémonies soient moins ritualisées que jadis (les bizutages, les nuits d’enivrement au bord du feu de camp, les permissions de bidasses, … parce que les participants se protégeaient davantage entre eux la plupart du temps (voyez comment les communiants protègent de lui-même celui/celle qui a la chance d’entrer en transe).. Mais chaque époque réinvente ses propres rituels à travers une structure qui est celle de l’alternance possession / dépossession.
    Les curés, les hygiénistes et moralistes de tout poil ont, par ignorance de cette structure anthropologique, voulu en vain mettre fin à tout cela.
    Chacun peut pour soi préférer une existence sans ivresse, sans orgie, sans démesure. Mais qu’il n’essaie pas d’en empêcher les autres, sous peine d’inventer une vie sociale profondément pathologique.
    Olivier.

    1. Personnellement, je n’empêche personne de quoi que ce soit. Je déplore juste que ça devienne un besoin ou un réflexe, voire même une obligation pour paraitre aux yeux des autres.
      Et je trouve ça franchement dommage de devoir se mettre minable pour supporter sa vie le lundi matin. Je dirais que ça, c’est une autre consommation d’alcool. Mon conjoint par exemple n’a aucun problème avec sa vie. Et quand il boit a outrance le samedi, c’est par euphorie, parce qu’il ne compte plus. En aucun cas il n’a besoin de s’oublier pour supporter sa vie. Mais en revanche, c’est vrai que parfois il est bon de lâcher prise. Mais je pense qu’il y a d’autres moyens pour lâcher prise que l’alcool qui peut rendre dangereux pour soi même et pour les autres…

  3. une impression de déjà vu ton article! Pour ma part je suis un peu l’ovni de la famille à ne pas boire d’alcool (sauf un peu de cidre), même le jour de mon mariage où un jus d’orange a bien fait l’affaire! Mes parents ont toujours consommé du vin (pas d’alcool fort) et mes frère et sœur ont suivi à un degré bien bien moindre. pour leur faire plaisir offrir une bonne bouteille est toujours une idée qui marche. je crois que le rejet de l’alcool vient des soirées trop arrosées en école d’ingénieur, trop de copains malades et qui perdent le chemin de leur chambre. Bien sûr j’ai pris de temps en temps une vodka orange pour faire comme les autres, mais sans plus probablement par peur de perdre le contrôle, d’autant plus en étant entourée de mecs (école ingénieur il y a près de 20 ans = 1 fille pour 3 ou 4 gars…). Mon mari boit très très peu probablement par un même cheminement. Nos vrais amis et proches ont l’habitude: ils viennent avec une bouteille si on les invite mais sans plus (j’ai juste des alcools pour la cuisine!), et puis parfois on sert de chauffeurs. Et ça ne nous empêche pas de profiter et de passer de bons moments qui sont peut-être plus vrais et plus sincères in fine…

    1. Je ne sais pas si ces moments sont meilleurs mais en tout cas ils sont tout aussi appréciables et surtout ils vous correspondent à vous, c’est l’essentiel!

  4. C’est drôle… actuellement je prépare une émission sur l’alcool et donc je lis pas mal de psycho et de socio et ton histoire avec l’alcool correspond assez au profil sociologique des personnes (l’article parlait des étudiants exclusivement) qui boivent peu ou pas (les « buveurs sobres »). C’est aussi mon profil : peu voire pas d’amis, peu voire pas de sorties (pour moi une sortie c’est pas en soirée et pas avec de la musique : c’est une balade dans les rues ou la visite d’un musée xD) et peu voire pas d’alcool pour deux raisons principales : 1) le goût (j’aime que le cidre) ; 2) les soirées, les groupes, les fêtes, ça ne m’attire pas, or plus on est exposé aux occasions pour boire et plus on est amené à boire ; mais aussi la peur du résultat : la peur de la perte de contrôle. La suite du profil et là où je m’en détache (comme je ne sors pas) : boire quelques verres pour pas se retrouver hors du groupe, mais fuir le « boire pour boire ». Les personnes qui n’aiment pas l’alcool et boivent peu peuvent aussi êtres celles qui ont vu les ravages dans leur famille ou lors d’une expérience avec l’alcool (première fois où on a commencé à perdre ses capacités sensorielles par exemple).

    Du coup, pour comprendre l’anecdote il y a des clefs. Déjà l’alcool, en France, c’est culturel (on boit pas du vin, on boit du terroir, un bout d’Histoire de notre pays, tu vois) et c’est la sociabilité, comme tu le rappelles. Particulièrement à certains événements comme : les mariages, les fêtes de départ à la retraite, les fêtes type Noël et compagnie, les grandes occasions et… les anniversaires ! Refuser de boire à son propre anniversaire, qui plus est quand c’est une dizaine toute ronde (donc grande occasion) c’est un peu un déshonneur, surtout étant entendu que boire fait partie de la sociabilité masculine (boire est souvent pour ne pas dire toujours mal vu chez les femmes ou du moins davantage critiqué et remettant en cause leur moralité). Quand le boire s’inscrit dans un groupe ou boire est important (ses amis apparemment aiment boire pour boire, s’amuser en buvant) alors ne pas boire c’est aussi s’exclure du groupe.

    Du coup tu corresponds au profil sociologique de la personne qui ne boit pas : qui a tendance à se présenter comme bon modèle, modèle de moralité (je dis ça sans jugement aucun, je constate par rapport à la sociologie que j’ai lue).

    Effectivement si on ne peut pas s’amuser sans alcool il y a peut-être un problème, mais, en fait, le problème c’est surtout de critiquer les autres parce qu’ils ne boivent pas : on n’a pas tous les codes de sociabilité nom d’un petit bonhomme en mousse !

    1. Hyper intéressant !
      C’est exactement ça… Modèle de socialisation masculine. Et quand tu leur demandes le pourquoi du comment, ils sont incapables de répondre.
      En soi, le fait de boire ne me dérange pas. Ce qui me gêne c’est plus que ça doive être une obligation pour tous et qu’on soit jugé là dessus.

    2. J’irais meme plus loin en ce qui concerne le facteur sociologique, l’alcool fait partie des variables de sociabilite dans bons nombre de cultures et depuis la nuit des temps. Et l’alcoolisme est une addiction pure et dure qui s’istalle sur le temps.

      Les facteurs qui vont favoriser le developpement de l’alcoolisme sont nombreux. Oui il y a le facteur social mais l’histoire personnel est tres importante. Comme vous, ma mere me faisait gouter les bons vins au repas du dimanche, mais de maniere tres responsable. Mais avant cela, j’ai aussi vite compris que l’alccol m’a derobe mon pere qui est parti du foyer quand j’avais 7 ans et est decede plus tard quand j’avais 24 ans. Contrairement a vous, je sortais enormemement quand j’etais plus jeune, mais je buvais tres tres rarement a exces, souvent pas du tout, je n’ai jamais ete sous l’emprise de l’alcool et ne boit pas regulierement. Je sais que mon cerveau a imprime que cela n’etait pas bon pour moi. Mais la vie et les souffrances m’ont dirige vers d’autres addictions que j;ai du gere. Je constate que mes amis et clients qui se battent pour se liberer de l’emprise de l’alcool ou de tout autre exces, ont souvent eu des parents qui buvaient ou grandi dans un environnement qui favorisait la prise. Je suis coach en nutrition et bien-etre et je travaille avec des personnes anglo ou francophones, je peux vous dire que l’acool etant une des drogues les moins cheres au monde, il devient une addiction pour compenser l’anxiete, la peur, le manque de confiance etc L’alcool a exces est une drogue comme les autres, elle est juste moins chere que les autres et surtout pas reconnue en tant que telle.

  5. Bonjour!
    J’ai tenté de vous joindre par email, mais l’adresse ne semble plus fonctionner. Je vous ai donc contacté via la messagerie privée de Facebook.

    Bien à vous,

  6. Quand j’étais « plus jeune » dirons-nous, je n’ai jamais trop touché à l’alcool car, comme toi, je ne sortais pas beaucoup.
    Puis juste après mes 23 ans, j’ai fait ma petite « crise » de la vingtaine, j’étais célibataire, je sortais tout le temps, je buvais, je me suis même mise à fumer alors que je ne l’avais jamais fait, parce que c’était la norme, parce que c’était comme ça qu’on s’amusait.
    Sauf qu’à la fin, il m’arrivait d’aller m’acheter une bouteille de vin blanc et un paquet de cigarettes pour « me faire une petite soirée détente » le vendredi soir, si je savais que je n’avais rien d’autre de prévu. Alors je buvais et je fumais toute seule en écoutant de la musique, je recherchais vraiment à être un peu « partie » et j’étais contente. Inconsciente.
    Heureusement, j’ai rencontré mon amoureux à ce moment là. Lui a un rapport totalement différent puisqu’il ne boit quasiment jamais, il ne fume pas et a d’ailleurs horreur de ça. A son contact, je me suis rendue compte que je faisais n’importe quoi. J’ai arrêté tout ça du jour au lendemain, et aujourd’hui j’en suis fière !
    Je ne regrette pas ce moment de ma vie car j’imagine qu’on doit tous passer par ce genre d’épreuve « initiatique », mais je suis soulagée, avec le recul, de ne pas m’être enfoncée davantage dans ces travers (quand on voit la difficulté qu’ont les accrocs de la cigarette à arrêter par exemple).
    Très bel article, qui amène vraiment à se poser des questions et à ouvrir les yeux, j’adore =)

    1. Effectivement c’est bien que ton copain ait pu te faire voir autre chose. Parfois, on ne se rend pas compte qu’on est sur une pente un peu glissante. Quand on comment à boire pour être « un peu partie », il y a parfois un peu plus que juste une envie de boire un petit verre. C’est là que ça devient vicieux…
      Et je pense aussi qu’on a tous aussi des phases où on a envie de tester des choses qu’on a longtemps tenu à distance. Ca permet de se faire son propre avis. Pour ma part, j’ai longtemps repoussé l’alcool. J’ai eu ma période où j’ai bu pas mal (même si ça reste quasi rien à côté de certains…). Et j’en suis revenue. Aujourd’hui, ça ne me fait plus du tout envie. Et puis quand tu vieillis (dit elle à 26 ans) et que le lundi tu bosses, t’as moins envie de te mettre minable ^^

  7. C’est en voyant la longueur de mon commentaire (même pas terminé) que je me suis dit qu’un article serait plus judicieux. En tout cas, je suis totalement d’accord avec toi concernant ce passage :

    « Pour ma part, on peut bien faire la soirée au Coca, à la menthe à l’eau ou même à la tisane tilleul-verveine, ça m’est égal. Je ne pense pas que ce soit pour le goût qu’on boit. On sait tous qu’en soirée, l’alcool qu’on boit est loin d’être le meilleur. Et puis je préfère me souvenir de ma soirée et rigoler parce que c’est drôle et pas parce que je suis imbibée ».

    J’ai longtemps été celle qui ne buvait pas d’alcool. J’ai donc été cataloguée de fille sage, à son papa, qui est triste, doit s’ennuyer en soirée etc… C’était souvent lourd mais je n’ai jamais flanché. Je n’étais tout simplement pas attirée par l’alcool. Et heureusement, mes amis l’ont toujours respecté !

    Quant à ceux qui ne peuvent/veulent ou ne savent pas comment passer une bonne soirée sans alcool, je trouve ça triste… Tout autant que ces personnes qui ne savent pas gérer leur consommation à en finir malade, au lit, à l’hosto.

    1. Ah bah clairement à partir du moment où tu ne contrôles plus tes envies et que tu n’arrives pas à les refréner, il y a un souci. Ca s’appelle la dépendance et c’est triste comme tu dis.
      Je pense que ça finira par changer un peu. On voit de plus en plus de gens qui ne boivent pas en soirée, les jeunes en parlent plus librement aussi. On est une génération qui a été beaucoup plus sensibilisée aux dangers de l’alcool, de la cigarette, de la drogue, etc.

  8. Putain … ton article résonne tellement en moi !
    Histoire similaire, je n’ai jamais trop bu, j’ai rencontré un garçon qui lui buvait bcp trop (deux ans moi !), mon père est alcoolique et moi j’ai commencé l’alcool vers 24/25 ans.
    Moi je ne bois que pour faire la fête, jamais à table. je bois pour être ivre, sinon je ne bois pas.
    Un apéro de temps en temps mais des fois je suis au coca, tranquille. Ca ne me pose aucun problème.

    Pareil je ne comprends le « tu bois pas ? mais pourquoi ? t’es pas marrante ! » heuuuu bah c’est pas obligatoire en fait.
    A croire qu’il faut boire pour faire la fête, boire pour être cool alors que sorry les gars, mais en soit l’alcool et dangereux et nocif pour la santé !

    J’ai bcp aimé ton article en tout cas, j’aurai pu l’écrire tellement je le / te comprends.

    Biz et belles fêtes à toi !

    1. Je suis curieuse de comprendre. Quand tu dis « je bois pour être ivre », qu’est ce que tu recherches là dedans ? Pourquoi as-tu envie de ça ? Ca t’apport quelque chose en particulier ?
      Personnellement, ça me fait envie deux minutes et puis souvent quand les premiers « symptômes » apparaissent, ça me fait beaucoup moins envie. Je sens que je parle vite, que je parle fort, que je suis surexcitée… Très vite j’ai peur de passer pour une idiote, que ça se voit que j’ai un peu bu, je me sens beaucoup moins au contrôle de moi même et je n’aime pas ça.

  9. Ton article me parle beaucoup. Personnellement, je ne bois pas d’alcool, car je n’aime pas ça. Les rares alcools que je peux apprécier (vin blanc moelleux) me font dormir au-delà de deux verres !! Alors pour les soirées désinhibées, on repassera ! Et puis je n’ai jamais eu besoin d’alcool pour m’amuser.
    Alors c’est certain que mon cercle d’amis est également à mon image. Certains sont plutôt porté sur l’alcool, mais pas tous. D’autres, comme moi, ne boivent pas d’alcool.
    Personnellement, je pense que ceux qui ont besoin de boire beaucoup d’alcool et qui ne peuvent plus se contrôler ont un souci d’addiction ou alors veulent noyer leurs soucis. Enfin, après, je comprends peut-être rien du tout ! Mais j’avoue que c’est quelque chose qui me dépasse totalement. Devoir se mettre dans un état lamentable pour s’amuser, je ne vois pas vraiment ou est l’intérêt.

    1. Ah bah on se ressemble alors ^^
      Je ne bois pratiquement plus que du vin blanc et j’ai longtemps bu du moelleux. Maintenant j’apprécie les vins blancs de manière générale.
      Mais comme toi, au bout de deux verres, j’ai eu ma dose et au delà, je vais avoir rapidement envie de dormir ! L’avantage c’est que ça coûte beaucoup moins cher ^^

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