Si le monde ne tourne pas rond, c’est à nous de le changer

 

Changer les choses, changer le monde. Depuis quelques jours, voire quelques semaines (ou même quelques mois me diront certains), on rumine. Le négatif tourne en boucle. Il suffit de regarder le top tweets de ces dernières semaines : Balancetonporc, Weinstein, Macron, les Inrocks… Il y a quand même beaucoup de négatif. J’ai relu cet article maintes et maintes fois, j’ai hésité à le publier. Mais le voilà.

Je conçois totalement le besoin de dénoncer les dérives, les problèmes, de pousser son coup de gueule, de pouvoir s’exprimer sur des sujets qui ont été longtemps tus. Il me semble normal qu’on entende 10 ou 100 fois plus de choses qu’avant du fait des réseaux sociaux qui donne la parole à grande échelle à chacun. Ça ne m’étonne pas qu’on fasse des buzz avec tout et « rien » puisque tout devient viral. Mais j’ai et j’aurai toujours un problème avec le lynchage systématique. J’aurai toujours du mal avec le fait que chacun exprime son opinion même sans savoir de quoi il parle. Je n’en peux plus de ce sentiment de base qui fait que trop de gens ont envie de rejoindre un mouvement, une tendance, un buzz par conformisme social.

Retour sur le buzz #Balancetonporc

Pour ne prendre qu’un exemple : le #Balancetonporc. Beaucoup trop de gens semblent être fiers de faire de grandes phrases sur la question. Combien semblent s’enorgueillir d’asséner des pseudos-vérités ? Et combien ont besoin de philosopher sur le choix des mots ou d’en faire des fers de lance idéologiques ? Pourquoi venir remettre en cause la véracité du témoignage d’une femme. Mais aussi, quel l’intérêt de raconter son agression voire même son viol dans les détails ? Réseau social n’est pas synonyme de thérapie, d’exhibitionnisme (quoi que…) ou d’absence de retenue et de pudeur. Aussi bien pour soi que pour les autres, il y a des choses qu’on ne balance pas comme ça, devant le monde entier. Ca peut faire du tort ou se retourner contre vous.

Je ne m’étendrai pas sur les raccourcis que certain(e)s font pour dire « moi aussi ». Non, un homme qui vient vous dire bonjour dans la rue ne vous harcèle pas. Qu’il soit maladroit c’est une chose mais ça n’en fait pas un harceleur ou un violeur. On en arrive au stade où le simple fait d’aborder quelqu’un qu’on ne connait pas dans la rue devient une agression. Et c’est triste. Parce que c’est aussi pour ça qu’on en arrive à minimiser des faits graves et que les vraies victimes ne sont pas entendues. Oui le harcèlement existe mais il ne faut pas le voir partout, tout le temps. On est dans une société où l’autre est devenu synonyme de peur, de méfiance, de danger. C’est franchement grave. Et ça, aussi ça doit changer.

 

 

Changer les choses oui, mais pas n’importe comment

Pour ma part, je contemple ça avec un regard effrayé, désabusé et un peu perplexe. Oui, tout ça à la fois. J’ai la chance de n’avoir jamais été victime de harcèlement ou d’agression. Ou en tout cas, je me considère comme telle. Et j’aimerai assez qu’on arrête de m’inclure dans les plaintes de toutes ces femmes. Parce que non, ce qui concerne ce qui semble être une majorité ne concerne pas tout le monde. Tant qu’à faire, si on pouvait aussi arrêter les généralités, ce serait tout de même formidable. Je me suis déjà fait siffler ou un mec m’a déjà dit « hé t’es charmante ». Je ne me sens pas harcelée pour autant. Le mec n’a juste pas compris comment on parle aux femmes, tant pis pour lui. Perso ça ne m’empêche pas de dormir la nuit. J’en viens limite à être gênée de dire non, perso je ne vais pas écrire #MeToo parce que je n’ai rien à en dire. Vous trouvez ça normal ? Ca me fout en rogne de devoir dire encore et encore que non, ça n’arrive pas à tout le monde. Et encore heureux ! Oui il faut qu’on prenne compte de l’ampleur des choses. Mais je pense pas que faire des raccourcis et amplifier les choses aident.

Ce que je déplore dans tout ca, ne nous trompons pas, ce n’est pas le fait qu’on en parle. Au contraire, je trouve ça très important, c’est ça qui va faire bouger les mentalités et changer les choses. En revanche, je trouve ça dramatique qu’on en fasse un cheval de bataille, une cause suprême, qu’on en parle à tout va et n’importe comment… Et que dans deux semaines, on sera passé à autre chose. Si les gens veulent que les choses changent, agissons. Ce n’est pas juste en twittant qu’on va faire évoluer les choses. Quand on voit une fille se faire emmerder dans la rue, on va l’aider. Quand un mec est insistant vis à vis d’une femme, on ne quitte pas le quai du métro comme si on n’avait rien vu (c’est du vécu…).

Et puis surtout, ce qui me gêne le plus, c’est qu’on se focalise quand même beaucoup sur ce qui ne tourne pas rond mais qu’on ne fait rien. Certes, le quotidien n’est pas toujours facile, il y a des choses qu’on préférerait oublier et des choses qui ne devraient même pas exister. Mais il y a aussi tellement de belles choses… Et il ne tient à qu’à nous de les voir. Ca ne tient qu’à nous de valoriser le positif.

Tout n’est pas rose mais tout n’est pas noir

Alors oui, il y a des femmes qui se font agresser et harceler. Mais il y a aussi tous les jours des gens qui se rencontrent. Ce sont autant de nouvelles relations, de nouvelles amitiés ou même de nouveaux couples qui se forment. Il y a des faits divers qui glacent le sang mais il y a aussi de beaux élans de solidarité, des mouvements associatifs ou désintéressés dans le seul but de faire de belles choses. Oui, il y a beaucoup de pauvres types malades qui ne comprennent pas la notion de respect mais il y a aussi des mecs bien, ceux dont on ne parle jamais. Et est-ce qu’on ne pourrait pas plutôt accepter le compliment (quand s’en est un, soyons d’accord…) avec le sourire plutôt que de se sentir agressé ?

 

 

Alors oui, on vit dans une culture qui n’est pas encore parfaitement égalitaire. Encore trop de femmes sont moins payées que les hommes. Il y a encore trop de préjugés et d’idées toutes faites selon les genres. Mais au lieu de voir le sexisme partout, même là où il n’est pas, ne peut-on pas faire des ces différences une force ? Les hommes et les femmes seront toujours différents, c’est psychologique et physiologique. Le tout n’est pas d’y voir des inégalités mais des différences. Le fait que 80% des auteurs cités dans nos manuels de français ou d’histoire, ce n’est pas du sexisme. C’est tout simplement le fruit de notre histoire et de notre culture. Il y a encore trop de gens qui s’offusquent d’un rien et qui passent à côté des vrais questions.

Alors oui, notre président n’est pas parfait et, surprise, il ne le sera jamais. Seulement il a été élu, il est là pour 5 ans alors il va falloir faire avec, c’est le jeu de la République. Alors peut-être qu’au lieu de rejeter tout ce qu’il propose par principe, on pourrait y penser. Peut-être qu’on pourrait essayer de voir l’intérêt collectif au lieu de ne penser qu’à sa propre situation. Peut-être aussi qu’on peut y voir un élan de renouveau, un changement. Ca bouscule les habitudes, les consciences, mais est-ce forcément négatif ? Et si on lui laissait une chance de faire son travail ? Si on l’aidait à changer les choses ? Nous ne sommes pas à sa place et pour beaucoup ne souhaitons pas y être ?

Alors oui, l’Homme a très largement dégradé son environnement. Il a atteint un point où il est difficile de rattraper les dégâts. Mais pour autant, tout n’est pas perdu. Il y a encore tant de merveilles à voir. On peut voir les dégâts mais on peut aussi regarder plus largement et voir tous ces paysages somptueux. La pollution est bel et bien le mal du siècle mais il y a tant de mouvements qui se développent petit à petit, de belles initiatives pour trouver des alternatives.

C’est à nous de décider de changer notre Monde

Il y a encore du bon et du beau, il faut décider de le voir… On peut se focaliser sur le chômage, la crise, la pollution, le harcèlement, le racisme, le sexisme, le terrorisme… Ou on peut décider de promouvoir la beauté de notre pays, les initiatives sociales et solidaires, l’entrepreneuriat, l’égalité des droits, les petits bonheurs simples.

 

Le monde n’est pas si moche que ça 🙂 Et surtout, il est ce qu’on décide d’en faire.

 

19 commentaires pour “Si le monde ne tourne pas rond, c’est à nous de le changer

  1. Bonjour Azylis,

    Un texte comme je les aime et pour lequel je te félicite ☺

    Je ne l’interprète pas tout à fait comme certaines des personnes qui l’ont commenté avant moi.
    Je comprends très bien que tu ne cherches pas à minimiser ce qui est -ou n’est pas- du « harcèlement ». Je lis plutôt dans tes mots que tu déplores ces engouements immédiats et excessifs qui ne demandent comme action que de taper quelques lettres après un #.
    Une minorité qui en profite pour raconter leur histoire : à ces femmes, chapeau.
    Dites-vous bien que pour la plupart, c’est la première fois qu’elles déposent ce fardeau secret, c’est peut-être maladroit, c’est peut-être déplacé et ça nous fait peut-être grincer, mais ça va ENFIN leur permettre d’avancer.
    Pour beaucoup d’autres, un # et la vie continue comme hier…

    Je viens d’écouter l’interview de Judith Aquien sur le podcast Génération XX. Elle y dit : « Aider pour aider, ça ne sert à rien. Quand on veut vraiment quelque chose, déjà on arrête de dire qu’on aide, et on fait ». J’aimerais transposer ses mots à cette situation.
    Car combien envoient un # et ne remettent pas leur chef en place quand il a un propos déplacé, combien hésitent à appeler les flics quand elles entendent des cris dans un appartement, combien disent à leur petite fille « ce n’est pas grave, il a dit pardon » quand un petit garçon l’a tapée avec la pelle au bac à sable, combien postent un # et ne font rien ?

    Oui, le # est un début, il montre l’ampleur d’une injustice et d’une souffrance commune vécue par des millions de femmes, du petit sifflement jusqu’au viol.
    Il monte aussi que les choses avancent, ce n’était pas comme imaginable quand j’avais 20 ans en 1984. Tant mieux.
    Mais seul l’engagement dans l’action fera réellement avancer les choses.

    (Je précise que je ne minimise RIEN, mon blog est un blog de soutien aux femmes victimes de relations abusives ou violentes, j’ai une bonne connaissance du problème… Une chose par jour est un blog que je veux calme, positif et constructif, ce qui ne m’empêche aucunement d’avoir des opinions : mais mes opinions aideront toujours moins que mes actions.)

    Donc bravo, bravo pour ton texte. Et merci.

    1. Merci pour ce long et beau message. Effectivement je déplore l’engouement médiatique qui ne mène à rien. Et surtout la amalgames. Ceux qui font qu’on amplifie des « riens » au lieu de se focaliser sur les vrais problèmes 🙂

  2. J’ai le droit de dire Amen ? 😀 Non en fait juste merci pour cet article !
    Le mouvement balance ton porc était partie d’une bonne intention au départ mais beaucoup détournent le mouvement malheureusement et en oublient le pourquoi du comment !
    Bisous

    1. Ce qui est fou c’est que personne ne dit rien mais vu les commentaires sur cet article on n’est pas les seules à penser que ça a viré au n’importe quoi…

  3. Bravo pour ton article !
    Effectivement je pense que ce n’est pas facile à publier, mais d’après ce que j’ai pu lire tu as eu de bons retours et je comprends pourquoi =)
    Je te rejoins tout à fait sur la conclusion : pourquoi rester focalisés sur le mauvais alors qu’il a tellement de bon autour de nous ? On n’a qu’une vie ! Profitons-en !
    Bises =)

  4. Hello,
    J’ai adoré ton article. Je suis d’accord avec toi sur tout, ou presque. Je suis d’accord avec le fait qu’un mec qui te dit « hé t’es charmante » dans la rue n’est pas synonyme de harcèlement. En revanche, ce sont toujours les hommes qui accostent les femmes comme si nous étions des morceaux de viande qu’on prend et qu’on balance. Je n’ai jamais vu une femme siffler un homme dans la rue. Et ce genre d’incivilités doit être traitée dès ce niveau là si on souhaite réellement mettre un terme au harcèlement. Car ça commence par un sifflement, et ça augmente jusqu’à arriver au harcèlement et au viol : après tout beaucoup trop de femmes ne sont pas prises au sérieux et des hommes ne sont pas ou presque pas condamnés. Alors pourquoi les hommes s’en priveraient ?
    Le monde appartient aux hommes, et pourtant ce sont les femmes qui donnent la vie… c’est le plus beau des « pouvoirs » et pourtant nous ne sommes pas respectées pour ça !
    À bientôt,
    Claire

    1. Ça je suis tout a fait d’accord avec toi! La seule chose qu’on siffle, c’est son chien. Basta. Pour moi ça n’a sa place nul part ailleurs, même pas dans un stade de foot.
      Après je pense que les femme n’abordent pas les hommes et font rarement le premier pas parce que c’est culturel. Je ne dis pas que c’est normal hein, je dis que pour moi ça vient de la. Mais rien ne nous empêche de le faire et de changer les choses si on en a envie et qu’on a le courage de le faire (je suis bcp trop timide pour ma part ^^)

  5. Je suis d’accord et pas d’accord avec toi. Malgré les dérives, je vois du bon à dénoncer en masse quelque chose qui ne va pas car ça fait prendre conscience qu’il y a encore plein de choses à faire pour que ça aille mieux, ça permet aussi à certaines de se dire « ah oui, je ne suis pas la seule, ah oui, c’est pour ça que je me suis sentie aussi mal après cet événement ». ça permet de faire prendre conscience à certaines que ce qui leur est arrivée n’est pas normal car oui, on a trop grandi en s’entendant dire que les filles ne s’habillent pas comme ça, ne doivent pas se maquiller comme-ci, ne doivent pas adopter telle posture. Quant aux hommes (je ne dis pas qu’ils sont tous comme ça, hein), si ça les fait réfléchir à deux fois, c’est tant mieux.
    Après, ce qu’on en fait du message, c’est propre à chacun et je suis d’accord que certaines ou certains (pourquoi pas) vont voir du sexisme partout et surtout où il n’y en a pas. Cependant, peut-être que je suis naïve, mais je pense que c’est la minorité qui verra le sexisme partout. Je sens vraiment qu’il y a une conscientisation des choses sur pas mal de sujets et je suis optimiste, malgré tout. Je crois que petit à petit, les consciences s’éveillent.

    1. A aucun moment je n’ai remis ça en question, soyons bien d’accord 🙂 Je suis d’accord avec toi, il faut dénoncer les choses pour que les gens prennent conscience de l’ampleur du problème. En revanche, je pense qu’il faut le faire intelligemment. C’est comme l’histoire de Pierre et le loup. Si on cris au harcèlement ou à la manipulation politique à chaque fois, à la fin, plus personne n’écoute.
      Et ce genre de complainte constante n’apporte pas de solution. C’est d’ailleurs de là qu’à émergé le #Alorsmaintenant ou quelque chose comme ça.

      1. Mais ce n’est pas constant ou bien je vis dans un monde parallèle. Perso, j’ai vraiment l’impression que c’est la première fois qu’il y a un tel engouement pour un mouvement de ce genre, que les femmes lambdas osent s’exprimer sur ce qu’elles ont subies, qu’on sort de la banalisation qui considère qu’il n’y a pas lieu de se plaindre, que tout est normal. Et pour moi, ça veut surtout dire qu’il y a un super souci et qu’il faut en parler. Après, je ne dis pas que tous les témoignages sont pertinents ou appropriés et je crains que certains en profitent pour faire passer des messages qui n’aient rien à voir ou aillent à l’encontre du sujet…
        bref, le sujet est complexe.

        1. On est d’accord ! Ce que je voulais dire c’est que certains voient le harcèlement là où il n’est pas. Il y a des femmes qui te disent qu’un mec les a harcelé parce qu’il les a abordé dans la rue pour leur dire « hé mademoiselle vous êtes charmante ». Clairement, ça ne donne pas envie, c’est lourdingue mais il n’y a pas de mauvaise intention derrière. Ce que je dénonce ici c’est les amalgames et la non-prise de recul. Dès qu’un fait un peu négatif fait le buzz, bcp trop de gens s’engouffrent dans la brèche tête baissée pour « dire moi aussi ». Quitte à ce que ça n’ait pas de rapport (que ce soit en racontant une anecdote qui n’est pas du harcèlement, en pinaillant sur le choix des mots, etc).

  6. Hey,
    Comme tu le sais je suis la reine des coups de gueule qui fachent :p du coup je plussois le tiens.

    Pour ma part. De base le #balancetonporc ne me gênait pas. J’ai même publié une « annecdote » et j’appuierai sur ce mot. Parce que pour moi ce n’etait ni plus ni moins que ça. Une parmis tant d’autre. Ce qui en soit est assez triste à dire d’ailleurs.

    Toutefois j’ai été pas mal heurtée par plusieurs choses durant ce hastag. Premiérement. La reaction de certains, hommes comme femme, qui montrent que finalement les moeurs n’avancent pas tant que ça. Deuxiemement. L’etalage de certaines quant à leurs mesacentures si on peut appeler ça comme ça. Les recits complet de viols par exemple… Alors je ne dis pas que ça doit rester sous silence mais de là à l’etaler sur twitter. Non. Je ne suis pas d’accord. Je trouve dommage que ce hastag ait tourné en deballage et reglement de compte. Après je pense que le coup certains y ont vu une occase de se liberer d’un trop plein de raz le bol.

    De mon coté je n’ai pas vu de generalisation. Chacun et chacune y est allé de sa petite histoire ( ou grande d’ailleurs). De ce que j’ai vu la généralisation a plutot été faite par le coté opposé du #. Ce sui a eu pour effet, la boule de neige. Qui a fi i en avalanche. Forcement.

    Malheureusement c’est le jeu des reseaux sociaux. Comme je le disais il n’y a pas si longtemps dans un article: les gens adorent le scandale, aiment appuyer la chose pour en faire une histoire encore plus grande, et surtout, partir en guerre à la moindre occase. Tout prend toujours une ampleur de fou. Quitte à ce que ça nuise parfois à la cause defendue à la base.

    Pour mon cas personnel. Je me fais regulierement harponner par des hommes qui semblent penser que mon corps leur est du. Comme je le disais hier à quelqu’un, la premiere fois, on le prend mal. La deuxieme on fulmine. La troisieme on ne fait plus attention parce que l’habitude s’installe. Et c’est la le probleme je pense. Apres il faut effectivement savoir faire la difference entre un compliment sympa, qui avouons le fait toujours plaisir. Et une reflexion particulierement déplacée. A nous aussi de ne pas jouer les victimes sans arret et de faire la part des choses. Et c’est valable pour tout ce qui se passe en ce moment. A nous de reagir avec intelligence. A nous de ne pas avoir peur de tous les individus masculins. C’est ça aussi le feminisme. Se sentir à l’egal de l’homme dans toutes situations et cela malgré nos differences evidentes.

    Je pense qu’au final ce n’est pas tant une questions de harcelement. C’est surtout une question de respect et d’estime de l’autre. C’est une valeur importante qui se perd parfois ( trop souvent peut etre).

    1. C’est exactement ça : savoir réagir avec mesure et faire la part des choses.
      Parce que franchement, un compliment ça reste un compliment. Hier une fille disait que son petit bonheur de la journée ça avait été qu’une fille qu’elle a croisé lui dise qu’elle était jolie. Je me suis demandé ce qu’elle aurait ressenti si ça avait été un homme. Est-ce que certains y auraient vu une forme de harcèlement? Probablement…

  7. Bravo pour ton article, je pense que peu auraient osé effectivement 😉 Fatiguée aussi de voir cet esprit négatif partout… je pense qu’on vit des épreuves assez difficiles et accablantes comme ça dans la vie pour remuer le couteau dans la plaie et rester dans la haine et la rancœur. En théorie, plus les gens se rassemblent, et plus il y a de chances pour que numériquement parlant il y ait au moins une personne dans le lot qui se remue les méninges afin de trouver une solution au problème. Je crois que le hashtag en question a soulevé plusieurs milliers de réactions. je n’ai pas parcouru le fil en entier, mais à part des témoignages et des déclarations de haine envers tout un chacun, je n’ai pas décelé le moindre propos objectif qui se targuerait de pouvoir changer les choses (peu importe que ce soit une bonne ou une mauvaise idée, mais au moins une idée). On dirait que le seul souci d’une grande partie de ces gens (pas tous non plus), c’est de participer à un débat stérile pour abreuver leur soif de misérabilisme. Mais peut-être qu’au fond, si la société réagit avec tellement d’amplitude, c’est qu’il y a justement besoin de ce genre de déferlements ?

    1. Si tu savais comme ton commentaire me fait plaisir… J’avais vraiment les chocottes en publiant cet article (et je l’ai toujours d’ailleurs ^^).
      Je ne suis pas du genre a vivre au pays des bisounours mais ces dernières semaines m’ont un peu gonflée! C’est a celui qui raconterai l’histoire la plus glauque, a celui qui condamnerait le plus de gens. Je ne vois pas d’intérêt à tout ça… Ça n’aide personne.

      1. Tu n’as pas à avoir peur, c’est l’impression que j’ai eue aussi, ce serait étonnant qu’on soit les seules ! ^^ Et c’est terrible de devoir justifier ses propos car dès qu’on remet en question une pratique ou un mouvement, pour peu qu’il s’agisse d’un sujet grave ou délicat, on est tout de suite taxés d’opposants ou de répugnantes créatures contre la parité, pendant que les gens passent à côté du message positif qu’on voulait exprimer… je te soutiens totalement là-dessus ! 😉

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