Retour sur 4 mois de photos avec le Sony Alpha 68

 

[Avant toute chose, je voulais vous remercier pour l’accueil que vous avez réservé à mon dernier article. J’avais un peu les choquottes en le publiant mais je suis vraiment contente de voir que certain(e) partagent mon avis ! Alors encore merci 🙂 ]

Comme annoncé en mai sur Instagram et ici, j’ai sauté le pas et racheté un appareil photo pour me remettre plus sérieusement à la photo. Après de nombreuses hésitations, des revirements et des recherches approfondies, j’ai fini par opter pour l’un des derniers nés de Sony (juin 2016) : l’Alpha 68. Après 4 mois de collaborations plus ou moins régulières, j’ai aujourd’hui assez de recul pour revenir vous en parler ici et vous donner mon avis sur mon nouveau partenaire de jeu !

 

 

Le boitier c’est une chose mais quid de l’objectif ?

Avant toute chose, j’ai opté pour le Sony Alpha 68 nu. C’est-à-dire que j’ai acheté le boitier seul, sans objectif. Je ne voulais pas m’encombrer d’un 18-55 de kit très moyen qui aurait limité les performances de l’appareil. Il a donc fallu choisir un objectif. Je n’ai pas de pratique de prédilection. Je voulais pouvoir faire du portrait, du paysage, du reportage, de l’animalier, bref un peu de tout. J’ai envisagé beaucoup de choses : 50mm, 16-50mm + 55-210mm, 18-270mm, 70-300mm… Pour finalement avoir un bon compromis polyvalence /prix /qualité, j’ai retenu le 18-270 de Tamron. J’ai ainsi une bonne qualité de zoom, et une plage focale vraiment large. Pour de la macro c’est limité et l’ouverture n’est pas forcément extraordinaire mais pour commencer c’est déjà pas mal. Et surtout je peux tout faire avec un seul objectif et limiter les changements.

 

 

Alors, cet appareil, il donne quoi ?

J’ai eu l’occasion de le tester en situation puisque je suis partie en vacances avec ! A Séville notamment, je me suis vraiment éclatée, vous avez pu voir les photos ici. A savoir que je n’avais jamais eu de réflexe, que j’en avais déjà utilisé, mais pas des Sony. Cela veut notamment dire que j’étais assez novice en la matière pour ce qui est du mode manuel. J’avais vraiment peur d’être incapable de réagir assez vite, de faire les bons réglages sur l’instant et de passer à côté de belles photos. Au final, la prise en main s’est faite très rapidement. En quelques semaines, j’étais parfaitement autonome (en mauvaise élève, je n’ai même pas lu le manuel qui ne contient… rien.). L’appareil est très vite devenu une extension de mes mains. Je fais mes réglages sans avoir besoin de trop réfléchir désormais.

 

 

 

Ce que j’aime avec le Sony Alpha 68

Comme je le disais l’autre jour à une blogueuse qui souhaite investir, c’est l’appareil de fille par excellence. Le boitier est léger, très compact et l’implantation des différents boutons et molettes est parfait pour les petites mains. D’ailleurs sur la photo ci-dessous, vous pouvez voir que je fais ma photo à une main ! Un ami photographe l’a pris en main et m’a dit qu’il aurait du mal à l’utiliser au quotidien. L’implantation des molettes fait qu’il aurait du mal à placer ses graaaaaandes mains dessus et donc de pouvoir faire ses réglages correctement tout en faisant ses photos. Mais pour moi, c’est parfait ! 

 

 

 

J’aime la clarté de son menu. Les différents réglages sont triés par catégories, on peut mettre le menu dans la langue qu’on souhaite et paramétrer ses préférences. Certains proposent certainement plus de personnalisation mais pour ma part, ça me suffit grandement.

 

 

L’écran pivotable est un plus. Il n’est pas totalement pivotable (pas possible d’avoir une aide de ce côté pour faire des selfies par exemple) comme chez certains concurrents de Sony mais il peut aider dans certaines situations. J’ai déjà plusieurs fois pu faire des photos discrètement en pivotant l’écran de manière à pouvoir le tenir à hauteur de poitrine et non au visage. Les gens soupçonnent moins qu’on fait des photos. Idem pour prendre des photos à bout de bras, c’est très pratique !

 

 

L’écran d’assistance situé sur le dessus du boitier permet de visualiser ses réglages en toute circonstance, quel que ce soit le mode d’affichage choisi pour l’écran principale. N’ayant eu que le Sony, je n’ai pas de point de comparaison, mais les concurrents ne semblent pas le proposer.

 

 

Un autre plus, c’est la molette de réglages. Pas de modes automatiques bidons qui ne servent à rien. Ici, on est encouragé à avoir une prise en main manuel et on peut d’ailleurs enregistrer différents modes personnalisés. Pour ma part, je ne l’ai pas fait pour le moment. La molette est « verrouillée » (on ne peut pas la tourner sans appuyer sur le bouton central). Ça évite le changement de mode intempestif.

 

 

L’appareil s’adresse à un public amateur éclairé. La marque a clairement souhaité offrir un positionnement expert sur un réflexe à petit prix.

Ce que j’aime moins 

Le viseur comporte une cellule de détection. Dès que quelque chose passe dans le faisceau, l’écran de visualisation s’éteint. Ce n’est pas toujours très pratique quand on regarde des photos et qu’on passe la main devant. Mais c’est vraiment un détail. Ça ne gêne pas la prise de vue et ça ne concerne pas la qualité des clichés.

L’accès rapide aux fonctionnalités n’est pas toujours très facile sans passer par le menu. Je ne me suis pas encore vraiment penchée sur la question à vrai dire puisque pour le moment, je suis encore sur les bases. La molette de façade ainsi que quelques autres boutons ont des fonctions qui me restent à cibler précisément pour pouvoir m’en servir plus facilement. Je pense que c’est uniquement une question d’intitulé qui pourrait être plus clair. Sony a tout de même beaucoup amélioré la façade de l’appareil.

 

 

Certains regrettent l’absence de WIFI. C’est vrai que parfois ce serait pratique de pouvoir récupérer les photos rapidement, juste celles qui m’intéressent. C’est pas mal pour les partager sur les réseaux sociaux par exemple. Ceci dit, je retravaille quasiment toutes mes photos donc ce serait de toute façon à la marge.

Mais comme vous l’avez compris, il s’agit de détails à la marge, et je n’ai rien de plus à reprocher à cet appareil.

 

 

Et la suite ?

Sur l’année qui arrive, j’aimerai pouvoir dégager du temps pour travailler plus assidûment. Cela va passer par plusieurs choses

  • Changer de téléphone : aujourd’hui mon smartphone a des capacité photographe tellement limitée que je me restreins parfois. Vous pouvez d’ailleurs voir la balance des blancs carrément dégueulasse sur les photos de cet article… Ca n’empêche pas de travailler la composition vous me direz, mais le rendu est tel que je n’ai même pas envie de l’exploiter. Et je n’obtiens que de fichiers jpeg donc que je ne peux pas retravailler. En ce sens, j’hésite entre le Samsung S7 et le Huawei P9/10. L’idée est de pouvoir dégainer n’importe quand, comme si j’avais un compact et ainsi pouvoir me fixer des petits défis chaque jour ou du moins plus régulièrement.
  • Acheter une focale fixe : à priori, il s’agira d’un 50mm (APS-C donc équivalent à un 85mm en plein format). Cela me permettra d’apprendre les bons réflexes et notamment de bouger pour faire mes photos (puisqu’il n’y a pas de zoom avec une focale fixe). Avec un tel objectif, j’aurai aussi une bien meilleure gestion des basses lumières ainsi qu’une plus grande ouverture et un objectif plus lumineux.
  • Me fixer des axes de progression : j’aimerai trouver mes axes de travail pour pouvoir préparer des petits exercices et ateliers. J’ai plusieurs amis photographes pour m’aider en ce sens. Il n’y a qu’en pratiquant et en analysant ensuite qu’on peut progresser. D’ailleurs, le livre 52 défis créatifs pour le photographe de Anne-Laure Jacquart semble être un très bon outil.

 

 

Et vous, vous photographiez avec quoi ? Prévu de changer bientôt ?

 

6 commentaires pour “Retour sur 4 mois de photos avec le Sony Alpha 68

    1. Hello! Contente de te voir ici 😀
      Effectivement il est vraiment top, je suis très contente de mon choix!

  1. Je ne connais que Canon, je ne pourrais pas comparer entre deux marques. Par contre, je peux le faire concernant deux boitiers. Mon premier était le 350D. Ensuite, le 500D et actuellement, j’ai le 7DMkII (et le 80D de Monsieur). Et il est vrai qu’au fil des versions, les boîtiers ont grossi et ont donc pris du poids. Je l’ai vite senti en pensant du 500 au 7. Et niveau boutons de raccourcis, mon index est parfois un peu court, ce qui est dommage mais je m’y fais comme si ces boutons n’existaient pas au final ^^

    Il me manque à ce jour un grand angle pour compléter mon matériel ^^

    1. Canon et Nikon, je m’en méfie… Vive le marketing. Le rapport qualité prix est loin d’être le meilleur.
      Il faut que je fasse mes petits achats… J’ai envie de faire bcp plus de photos, ça me changerait les idées…

  2. J’ai toujours aaadoré la photographie. Depuis petite, je piquais les appareils de tout le monde dans les réunions de famille haha. =)
    Avec mon tout premier salaire, je me suis acheté mon premier réflex, c’était le Nikon D3100. Il était vraiment top, j’ai de très bons souvenirs avec. Mais il y a 1 an et demi, je m’en suis séparée car il restait de plus en plus au placard. En fait je trouvais ça difficile d’assumer ce gros appareil au quotidien, d’une part à cause du regard des gens (oui je sais que c’est stupide comme raison), et aussi pour le côté pratique (surtout quand tu visites une ville par exemple). C’est plus facile d’utiliser un bon smartphone. Je suis assez contente de mon iPhone pour ça car la qualité est vraiment bien pour un téléphone.
    Cela dit, j’ai depuis quelques mois dans l’idée de repartir sur un réflex parce que ça me manque…
    Par contre, aucune idée du modèle que je choisirai !
    Amuses-toi bien ^^

    1. J’ai divorcé d’Apple depuis déjà plus de deux ans. A ce prix la c’est abusé. Ça devient n’importe quoi et je ne suis pas du tout d’accord avec leur obsolescence programmée.
      Je trouve que le réflexe c’est vraiment différent du smartphone. En voyage je n’ai aucun complexe a prendre mon appareil. En ville au quotidien, je vois ce que tu veux dire. D’où l’idée de changer de téléphone 😉

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