Deauville fait son cinéma !

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 Les 9 et 10 septembre derniers, nous étions à Deauville, pour le Festival du Cinéma Américain. Chaque année, la mairie de Deauville organise avec le CID et le groupe Barrière un festival mettant à l’honneur la production cinématographique venue d’outre Atlantique.

Le Festival du Cinéma Américain en quelques mots

On y retrouve des films indépendants mais aussi des grosses productions. Chaque année, c’est ainsi l’occasion de découvrir de belles avant premières et de revoir certains films à succès. Cette année, pour la 43e édition, c’est 60 films qui ont été projetés sur les 10 jours de Festival, dont 14 en compétition. Un prix est dédié aux films indépendants. 

C’était la première fois que nous assistions à ce Festival et j’en garde un très bon souvenir. Contrairement à Cannes, c’est un événement simple et accessible. Les gens sont là par amour du cinéma, c’est d’ailleurs la baseline de Deauville : « A precious moment for all cinema lovers ». Il n’y a pas le côté bling bling de Cannes. 

Nous avons assisté à la soirée de clôture du Festival, lors de laquelle sont remis les 6 prix de la compétition. Michel Hazanavicius a rendu un très bel hommage, plein d’humour à Woody Harrelson dont nous avons ensuite découvert le dernier film : Le Château de verre.

Le lendemain, nous avions des pass journées, et nous pouvions donc voir tous les films que nous voulions. Le Festival fonctionne comme ça : vous avez un pass journée, vous avez le programme des séances, ensuite vous faites votre petite vie ! Vous pouvez donc voir 3 ou 4 films dans la journée !

 

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Avant-premières : des films qui nous ont conquis… ou pas

Le château de verre de Destin Daniel Cretton : on découvre la vie de Jeannette Walls, une chroniqueuse mondaine à New-York, fiancée à un financier. Elle semble avoir tout pour réussir. On découvre très vite qu’elle vient pourtant d’un milieu très éloigné des fortunes new-yorkaise. Elevée par des parents loufoques, à travers tout le pays en fuyant les créanciers et refusant de scolariser leurs enfants. Loin de la société capitaliste et conventionnelle, elle a du palier aux manquement de ses parents et protéger ses frères et soeurs. On suit donc alternativement la femme qu’elle est devenue et l’enfant qui a grandi entre désillusions, colère et amour fraternel. Ce film est basé sur une histoire vraie.

Ce film m’a beaucoup touchée. Il prend aux tripes, il parle d’amour, de la famille. On y découvre un Woody Harrelson alcoolique, hanté par ses propres blessures et incapable de subvenir aux besoins de sa famille. On a envie de le détester pour le mal qu’il a fait à sa famille et notamment à Jeanette. Pourtant, à la fin, on en vient à se radoucir…

Sortie en salle le 27 septembre 2017

 

Katy says goodbye de Wayne Roberts : Katy est une jeune serveuse dans un diner au fin fond de l’Amérique rurale. Elle subvient aux besoins du foyer, à savoir sa mère chômeuse, en servant les routiers mais aussi en se prostituant. La jeune fille rêve de partir vivre une autre vie San Francisco. Katy tombe amoureuse pour la première fois, et réalise que la vie ne ménage personne.

Très honnêtement, j’ai détesté ce film. C’est rare mais l’exception confirme la règle je crois. C’est bien simple, j’ai envisagé un instant de quitter la salle en pleine séance. Ce film m’a choquée autant qu’il m’a laissée froide. C’est très curieux. Avant toute chose, les quelques lignes de résumé que j’ai écrites plus haut résume tout le film. J’ai attendu un moment avant de comprendre à quel niveau il pouvait y avoir un dénouement, à comprendre ce qu’on attendait, vers où on voulait nous emmener. C’est le genre de film contemplatif, mou et sans vraie intrigue. Les personnages sont inintéressant à mes yeux : l’héroïne est naïve à en être stupide, optimiste à tel point qu’elle en est agaçante. Le garçon dont elle tombe amoureuse est quasi muet, imperturbable, sans émotion. Sa mère est molle, inutile et cas social. 

Et puis il m’a choquée. Il m’a choquée par son rapport au corps de l’autre, au sexe. Passons sur la scène où la mère écoute à la porte pendant que sa fille couche avec son copain. Passons sur les scènes où cette jeune fille se prostitue comme si elle allait acheter du pain. On assiste à une scène de viol d’une cruauté et d’une violence qui m’ont tout bonnement retourné l’estomac. On ne voit rien mais c’est comme si on y était : la caméra film se détourne tout simplement de 50 cm. Je n’ai pas compris l’intérêt de cette scène dans le film, ça n’apporte rien. Et la fin, que dire ? Comme le reste, on ne comprend pas où ça veut en venir.

Sortie en salle le 3 janvier 2018 

 

Barry Seal : American Traffic de Doug Liman : ce film raconte l’histoire de Barry Seal, pilote pour la TWA, compagnie aérienne américaine. A force de petits trafics et surtout pour son potentiel, il est repéré par la CIA qui souhaite en faire un agent de reconnaissance. Il devient donc agent sous couverture. Le cartel de Medellin lui fait miroiter l’appât du gain et en fait un agent double. S’en suit une série de péripéties et d’aventures. C’est un film plein d’humour, un bon film américain de base, avec des scènes burlesques au possible. 

Je ne suis pas fan de ce genre de film mais là, je dois dire que j’ai bien aimé. J’ai ris, le fait que soit basé sur une histoire vraie ajoute un intérêt. 

Sortie en salle le 13 septembre 2017

 

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En plus de ces trois films, il y en a plusieurs qui me font de l’oeil : Mary, The Rider, Beach rats, Ingrid goes west, The bachelor.  

Nous avons eu la chance d’être invités par le Centre International de Deauville. Néanmoins, si vous aimez le cinéma ou si ça vous dit un jour de vous organiser un week-end un peu différent des autres, les pass sont à des prix abordables.

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