Après la pluie vient le bonheur…

après la pluie
 
« Happiness is not a destination but a way of life ». C’est écrit au dessus de notre lit, un peu comme un mantra, comme une règle à garder en tête. Et pourtant. On a beau l’avoir à portée de vue tous les jours, le bonheur reste cet objectif ultime qu’on cherche à atteindre, comme un but.

Le bonheur, quête ultime

C’est le but de toute personne que d’atteindre le bonheur. Les scientifiques ont déterminé que c’est ce qui maintient l’espèce et que c’est ça qui guide nos vies quoi qu’il en soit. Et effectivement, cette quête du Graal nous entretient, nous fournit l’énergie nécessaire pour avancer, faire des projets et des efforts, pour aller toujours plus loin. 

C’est un but universel, il est recherché dans toutes les sociétés, à tel point qu’il en devient un outil marketing dans les sociétés capitalistes. On nous promet monts et merveilles, on nous pousse à acheter toujours plus en nous promettant que ce produit nous rendra toujours plus heureux. Mais même comme ça, le secret du bonheur c’est quoi? Comment on l’atteint ? Qu’est ce qui fait qu’un jour on se sent très heureux ? Qu’est ce qui nous procure ce sentiment de plénitude ? Comment est-ce possible que même si on reproduit les circonstances, on ne ressentira pas pour autant le bonheur de la même façon, voire pas du tout ?
 
après la pluie

Ce petit moment de lâcher prise

J’ai en tête avec une exactitude assez marquante de cette période, il y a quelques mois, où j’avais ce sentiment de plénitude assez intense. Je me revois marcher au soleil dans la rue, sur le chemin du métro pour aller travailler. Je me souviens m’être dit que la vie était belle. Je m’éclatais dans mon boulot, je me sentais amoureuse et comblée, j’avais retrouvé un rythme qui me convenait dans mes loisirs. J’étais sereine, joyeuse. 
Ce qui m’a marquée aussi, c’est le fait que j’ai réalisé que cette sensation durait depuis un moment. Je me suis dis tout d’un coup « tiens, c’est fou, depuis quelques semaines, je me sens vraiment bien ». C’était nouveau pour moi et je pense que c’est pour ça que ça m’a autant marquée. Moi qui suis toujours dans le contrôle, qui ait toujours besoin de prévoir, d’anticiper, d’organiser, ça m’a déstabilisée. Parce que pour une fois, il n’y avait plus rien à faire, juste à profiter, à savourer. 

Quand le ciel se dégage

Je me souviens que sur le moment, je me suis fais la réflexion que ça allait vraiment bien parce que mes difficultés s’étaient résolues. Parce que toutes ces charges qui m’avaient pesées si longtemps s’étaient envolées. Je faisais le bilan et je réalisais qu’il était positif, que j’avais le sentiment d’avoir avancé. Il y avait une différence entre l’avant et le maintenant. C’est ce contraste qui faisait que je ressentais si pleinement la sensation de bien être.
Le bonheur, c’est comme cet arc-en-ciel après la pluie. C’est cette vue qu’on admire en haut de la montagne après des heures de marche, c’est cette éclaircie dans un ciel d’orage, c’est ce moment où on se laisse sombrer dans le sommeil après des heures d’effort et de fatigue. Le bonheur, c’est aussi ce moment où on s’autorise à lâcher prise, où on réalise que tout va mieux. L’épreuve et la difficulté renforcent le bonheur et renforce son impact. Le négatif renforce l’impression de positif quand elle survient enfin. 
 
Le bonheur réside dans les petites choses
 
« Il en faut peu, oh oui très peu pour être heureux »

Le bonheur, enfant du contraste

Je crois que le bonheur surgit parfois où on ne l’attend pas. Il n’attend qu’une chose : que nous ouvrions les yeux pour nous faire signe. Le bonheur est là, sous-jacent, il attend que nous soyons prêt à l’accueillir. Il se manifeste dans les petits détails : cet apéro au soleil entre copines, ce sourire d’un inconnu dans le métro, ce moment imprévu dans cette journée si remplie, ce souvenir qui remonte en regardant une photo, les premiers fruits d’été, cette sieste dans un hamac à l’ombre, ce dossier qui se clôture positivement, cet objet de déco qu’on s’offre,.. De plus en plus, on souligne ces moments simples qui suffisent à nous rendre heureux. Peut-être parce qu’à force de chercher toujours plus, on a réalisé que ça ne nous rendait pas plus heureux et on en revient aux fondamentaux. 
Ce sont autant de petites choses qu’on n’est pas forcément disposé à voir, à vivre et à ressentir. On peut décider d’être heureux et se mettre dans le bon état d’esprit. C’est celui où on laisse la vie nous porter et nous éblouir. On peut décider que chaque jour comporte sa part de bonheur, aussi infime soit elle. Au fond, ça ne tient qu’à nous de la voir.

Savoir reconnaître le bonheur

Le bonheur vient pour moi de notre capacité à le reconnaître. Le bonheur réside souvent dans les petites choses, dans ces petits détails auxquels on ne fait pas forcément attention. J’aime à penser que la vie nous tourmente parfois pour que nous apprécions d’autant plus le bonheur. Et quand nous sommes enfin prêts à le voir, à l’accueillir et à le savourer, il apparait. Le bonheur c’est ce moment où le négatif s’efface. Il nous laisse disposés à ouvrir les yeux, à lâcher prise. Et à laisser le bonheur nous monter à la tête. 
 
Après la pluie vient le bonheur…
 
 

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