Et si tu lâchais prise ?

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Un peu moins d’activité sur le blog ces derniers jours. Et c’est pour la bonne cause ! Ce long week-end m’a permis de faire une coupure.

Le poids du quotidien

Le quotidien n’est pas toujours facile à porter. Il est parfois lourd, compliqué, obsédant, entêtant. On a parfois ce petit caillou dans la chaussure qui pique à chaque pas. Dans notre société, on est soumis à de nombreuses stimulations, on en voit partout, tout le temps. Et mon dieu ce que c’est dur quand on est comme moi. Quand on souffre de cette obligation de perfection qu’on s’impose à soi même. Chaque jour, on trouve à redire sur ce qu’on a fait dans la journée, on voit surtout ce qu’on aurait pu faire mieux, ce qu’on aurait pu faire en plus, sur ce qu’on aurait du faire tout court. On mesure le temps qui passe et ces projets qui n’avancent pas, ces résultats qui mettent du temps à venir. J’ai besoin de rentabiliser chaque moment, je supporte mal d’avoir l’impression de perdre du temps, j’ai besoin de structurer mes journées et mes soirées pour avoir l’impression d’être productive. 
Ces idéaux exigeants sont une montagne à porter.

La pression des réseaux sociaux

Avec le temps qui passe, je me rends compte que les réseaux sociaux peuvent être un poison. On y voit beaucoup de belles choses, ils sont une source de partages, d’inspiration, d’échanges, de rencontres. Mais ils sont aussi pleins de défauts. Ils sont chronophages, sans qu’on s’en aperçoivent. On ouvre une page internet, on se connecte à Instagram. Et ce n’est que le début : on en arrive à lire des pages et des pages, à regarder des photos par centaine, à passer d’un compte à l’autre. Et on y passe un temps fou. C’est autant de temps qu’on ne passe pas à autre chose, à des choses peut-être plus importantes.
Et puis surtout, ils sont source d’une pression un peu malsaine parfois. Chacun expose sa vie, surtout les bons côtés, les jours de paillettes, le soleil, les beaux jours. Et on en vient à se lancer dans une course à celle ou celui qui aura la plus belle vie, qui mettra des photos du plus bel endroit, entouré du plus d’amis possible. Ca devient une course au like et au followers.
 
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Avoir envie de se recentrer

Certains jours, je suis fatiguée de tout ça. Fatiguée de cette pression constante, de cette impression de ne pas faire assez bien, de ne pas être à la hauteur. Je voudrais me détacher de ce besoin irrépressible de tout mesurer. Ce week-end est tombé à pic, au coeur de cette période de lassitude, où j’ai parfois envie de partir très loin. Au milieu de ce quotidien sans grandes émotions, j’ai parfois envie d’un peu de piment, de quelques paillettes ou tout simplement de me sentir apaisée. Ce week-end sans le vouloir, j’ai lâché un peu le téléphone, pas d’ordinateur, le programme était simple et restreint. Juste profiter, bouquiner au soleil, voir des amis, passer des bons moments.
Depuis de nombreuses années, on me dit que je devrais moins me prendre la tête, moins me poser de questions, moins cogiter. Si c’était si simple, ça fait bien longtemps que je l’aurais fait. Moins réfléchir à ce que pense les autres, prendre le temps de profiter. Avec les années, je mûris et j’avance sur ce long chemin de la vie. Je me rends compte du temps qui passe et de ce tempe perdu qu’on ne rattrapera pas. Je sais maintenant que personne ne m’aimera à ma place, que la solution pour la délivrance, c’est d’accepter qui je suis, avec mes faiblesses et mes imperfections. Tout contrôler n’est pas la solution.
 
 

Et puis, si je lâchais prise ?

Ca passe par des petites choses simples. A la maison, c’est savoir aller à l’essentiel. J’ai la chance d’avoir un joli appartement, confortable. Ce n’est pas une oeuvre d’art, digne d’un magazine, mais c’est notre foyer. C’est la où notre couple grandit, où on a commencé notre « vraie » vie de couple. Alors oui, le rangement n’est pas toujours nickel, il y a des petits trucs qui traînent par ci ou pas là, qui n’ont pas trouvé de place. Et la décoration n’est pas parfaite, il y a des petits ratés par endroits, ça ne ressemble pas tout à fait à ce que je voudrais et j’aurais envie de mieux. Mais l’essentiel, c’est que ce soit ce cocon où j’aime passer du temps avec lui, cette parenthèse, cette zone de sûreté où je me réfugie. 

Prendre du temps pour soi

Optimiser son temps, c’est peut-être ce qui prend le plus de temps au final. Il faut que j’apprenne à prendre du temps pour ce qui compte pour moi, pour les gens importants. Parce que ne rien faire, c’est parfois le plus important. Il faut savoir s’autoriser à ne rien faire sans culpabiliser, ne pas être toujours en quête de toujours plus. J’ai besoin d’apprendre à vivre sans to do listes, savoir prendre des soirées sans rien à faire, juste faire ce que j’ai envie de faire à l’instant T. 

Vivre le blog comme un plaisir

Un autre enjeu du lâcher prise c’est ce blog. Dans ces débuts où on cherche à s’installer, à trouver ses marques. On veut se faire sa place, la quête de reconnaissance peut devenir un peu prise de tête. On reste bloqué sur ses statistiques, on lit tout ce qu’on trouve sur la question, on hésite sur le moindre choix. La tentative de se comparer est forte : à ces anciens et anciennes qui ont réussis à être là où on veut aller. Il faut savoir accepter que ce ne sera jamais parfait. Il y aura toujours à redire sur le SEO, sur les images, sur mes mots qui ne seront pas toujours aussi justes que je l’aurais voulu. Je dois apprendre à mettre de la distance avec ce sentiment d’imposteur. Vous savez, c’est celui qui nous fait dire qu’on n’a pas notre place parmi cette communauté.
 
Se détacher des autres
 
Et enfin, peut-être le plus dur pour moi : lâcher prise dans ma relation aux autres. J’avance sur cet objectif crucial pour mon bien être. C’est celui qui me tenaille depuis des années, celui qui fait le plus mal. J’apprends à ne pas trop en attendre, à profiter de l’instant présent et des petits moments. Je découvre qu’on peut être loin des yeux et près du coeur. J’apprends à compter sur moi et à ne pas dépendre de l’attention des autres.
 
 
Et si tu lâchais prise ?
 
 

6 commentaires pour “Et si tu lâchais prise ?

  1. Tes mots sont si justes… Je viens de découvrir ton blog et j'adore ta plume que je trouve assez proches de la mienne par moment. Complètement d'accord avec ton joli article, ce n'est pas simple de tenir le rythme et surtout de ne pas de perdre soi dans ce tourbillon de choses à réaliser, à atteindre.

    J'espère que tu arriveras à lâcher prise pour souffler un peu

    Bises
    Aurélie

    1. Ravie que ça te plaise !
      C’est parfois pas évident de se dégager des pressions de la société mais je en désespère pas d’y arriver un jour !

  2. Lâcher prise… tellement difficile mais tellement salvateur aussi ! Je me retrouve dans beaucoup de tes mots. Je reste incrédule devant la façon dont les réseaux sociaux se sont accaparé notre sérénité, parfois. Les choses ne seront jamais parfaites, et quelque part c'est tant mieux. C'est dans l'imperfection que parfois, on trouve des petites pépites…

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