A vous lire #1

 
Aujourd’hui nouvel article, on va causer littérature! 
Cet article est le premier d’une série, comme l’indique le numéro (futée la nana, n’est il pas?). J’ai toujours aimé lire, depuis très jeune. L’été je blindais ma valise avec 10 romans jeunesse et roule ma poule. C’était limite de la boulimie en y réfléchissant. 

Les livres et moi

J’ai le souvenir de ce voyage en train ou j’étais avec mes frères et soeurs. Déjà on était sages en train, y a de quoi en surprendre plus d’un. Je lisais Au bonheur des Dames (ouai OK, c’était pour le cours de français en 4e, j’étais pas maso non plus…), ma soeur un roman pour enfant et mon frère lisait Harry Potter du haut de ses 8 ans. Je vous raconte pas la tronche des autres voyageurs dans le train quand ils jetaient un oeil sur le carré, en voyant nos petites têtes d’anges blondes. L’hallu. Breeeef, trêve de plaisanteries. 

Donc j’ai toujours aimé lire. La magie de la vie fait qu’aujourd’hui j’ai moins de temps libre mais je continue à me plonger avec délectation dans les pages d’un roman. J’aime toujours lire, me laisser emporter par l’histoire et à m’attacher aux personnages pauvre nouille sentimentale que je suis. Mon trajet quotidien et son heure de métro matin et soir (vive la région parisienne!) me permettent de continuer à lire quotidiennement. 
J’aime bien commencer ma journée comme ça, finir de me réveiller dans ma bulle (certes légèrement envahie par le quidam qui partage les rames de la ligne 3 avec moi mais passons…). Petite frustration quand j’entends le sempiternel “Pont de Levallois, terminus, nous vous invitons à descendre” mais je ne peux pas commencer ma journée autrement. 

Bref, je cause, je cause mais on a toujours pas évoqué le moindre bouquin dans cet article. L’idée, j’y viens, c’est donc de partager avec vous les livres qui m’ont marquée, plus, déplus… Je m’improvise critique littéraire si on veut la faire courte. J’espère que ça vous donnera des idées et envie de lire ! 
Pour commencer, un livre que j’ai lu il y a déjà quelques temps mais qui m’a marquée. 

 Nos étoiles ont filé, Anne-Marie Revol

 

Mes étoiles filantes, C’est étrange… Dans le vocabulaire courant, quand on perd son père, sa mère ou ses deux parents, on dit qu’on est « orphelin » Quand on perd sa femme, on dit qu’on est « veuf » Ou « veuve », quand c’est son époux. En revanche, quand on perd ses enfants, on ne dit rien. Il n’y a pas de mot pour désigner cet état. 

 

Ici, il ne s’agit pas vraiment d’un romain mais plutôt d’un récit du quotidien, presque un échange épistolaire. Le résumé est un peu énigmatique mais on sent que le sujet est délicat, grave, sensible, qu’on ne va pas parler de quelques chose de très joyeux. Et effectivement dès les premières pages, on plonge dans l’univers de cette famille qui a été frappée par un drame : la perte d’un enfant (ou plutôt de deux enfants). 

 Au fil des pages, on découvre leur histoire, leur nouveau quotidien mais aussi et surtout les souvenirs qui les maintiennent ensemble. Ce livre est une thérapie pour l’auteur, pour se reconstruire et retrouver le goût à la vie, pour faire de ce deuil une force. Les mots sont francs et directs, ils résonnent et marquent. Ils sont parfois violents, ils font sourire ou ils nous tirent les larmes, en tout cas ils ne laissent pas indifférents. 

C’est un livre qui m’a marquée car il m’a prise aux tripes. Il est écrit avec justesse, il déborde d’émotions et de poésie malgré le sujet. Et on sent ce couple éprouvé par la vie se reconstruire au fil des pages. Ce livre est un message d’espoir, une façon de dire qu’on peut se remettre d’un drame pareil, retrouver goût à la vie, goût à la maternité. II est un message d’amour à l’image de ce couple qui reste soudé et qui trouve la force d’avancer ensemble, à deux et non plus à quatre. 
C’est un livre qui m’a touchée, émue, qui m’a fait vibrer. Et en cela il m’a marquée. 

La vie est facile, ne t’inquiète pas, Agnès Martin-Lugand 

 

Rentrée d’Irlande, Diane est bien décidée à reconstruire sa vie à Paris. Avec l’aide de son ami Félix, elle s’est lancée à corps perdu dans la reprise en main de son café littéraire. C’est là, aux « Gens heureux lisent et boivent du café », son havre de paix, qu’elle rencontre Olivier. Il est gentil, attentionné, et, surtout, il comprend son refus d’être mère à nouveau. Car elle ne peut se remettre de la perte de sa fille. Bientôt, un événement inattendu va venir bouleverser les certitudes de Diane quant à ses choix, pour lesquels elle a tant bataillé. Aura-t-elle le courage d’accepter un autre chemin ?

Vous avez forcément croisé ce best-seller dans les rayons de votre libraire. L’auteur a le vent en poupe et personnellement j’adhère totalement. C’est ma maman qui m’a passé le premier et j’ai à peine refermé, j’ai voulu lire la suite. Dès les premières pages j’ai accroché avec le style de l’auteur : léger, naturel, sans fioritures, fluide. On s’attache aux personnages, on rentre dans l’histoire, on veut connaitre la suite. Personnellement, je n’en demande pas plus. Encore une fois, c’est un livre qui parle de sentiments, qui parle d’amour (je suis pas une gonzesse pour rien tient…) et de la complexité des émotions. C’est une histoire positive, avec des touches d’humour.

Le message délivré est fort lui aussi. Il parle de résilience, de l’importance du deuil et de la capacité à retrouver une vie après la perte d’un être cher. Il parle aussi de la force du passé, des souvenirs et du foyer. C’est aussi un récit à propos du combat qu’on peut mener contre soi quand au devoir de souvenir quant il fait face au coeur qui s’emballe. Et puis c’est aussi le combat du coeur et de la raison, de la possibilité d’aimer deux personnes différentes pour des raisons tout aussi variées. Un plaisir à lire !

L’amie prodigieuse, Elena Ferrante

 
Elena Ferrante nous propulse dans l’Italie d’après-guerre en plein cœur de la Naples populaire. Après des années de fascisme, la ville prend sa revanche. Elle grouille, elle éructe et ne semble jamais pouvoir s’endormir. L’Amie prodigieuse raconte l’histoire parallèle d’Elena et Lila, deux jeunes amies issues du même quartier. Sous le prisme de l’enfance et de l’adolescence, Elena Ferrante dresse le portrait d’une Italie en pleine reconstruction mais sclérosée par l’extrême pauvreté et les inégalités. On est séduit par le ton et l’ampleur romanesque que dégage ce livre. 

Pour le coup, je n’ai pas trop accroché avec ce livre. Pendant toute l’histoire j’ai attendu qu’il se passe quelque chose, que ça démarre vraiment, de ressentir des émotions quelles qu’elles soient. Mais ce n’est jamais venu. L’histoire dépeint pourtant des moments forts, des émotions comme la joie, la tristesse, la peur, la honte, la fierté. Mais je n’ai pas été embarquée. 

Le récit est écrit avec trop de distance je trouve. Le livre a pourtant fait un tabac, c’est un best-seller et il y a plusieurs tomes qui suivent. Mais personnellement, ça ne m’a pas donné envie de lire la suite.

 
 
Et vous ? Vous les avez lus ? Qu’est ce que vous en avez pensé ?
 
 

2 commentaires pour “A vous lire #1

  1. ça fait plaisir de voir une autre personne qui aime autant lire que soi !!
    Le premier livre doit être émouvant ! J'ai eu l'occasion de parler du deuil périnatal sur mon blog à travers un autre livre, j'avais échangé avec l'auteure et c'est vraiment atroce comme situation. Depuis que je suis maman je me rends compte de la chance d'avoir mon bébé en bonne santé à mes côtés.
    A l'occasion j'irais voir en magasin les autres livres dont tu parles !
    bises

    1. Effectivement le livre d’Anne Marie Revol est saisissant et ont est obligé de verser une larmes à un moment ou à un autre. Mais je trouve le message global hyper positif !

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